« Lakaz lamiant nou pa ‘le ». C’est ce qui a résonné dans les rues de la capitale cet après-midi. Plusieurs habitants de diverses régions de l’île, accompagnés des membres de Lalit, se sont réunis pour manifester contre la présence de l’amiante, un produit cancérigène, dans leur maison.

L’amiante était utilisée par le passé dans le domaine de la construction. Le produit a toutefois été banni en raison de sa dangerosité. Avant que son importation soit de nouveau autorisée en 2015, malgré les vives critiques.

Des familles sont jusqu’aujourd’hui exposées à l’amiante, qui fut utilisé pour bâtir leur maison. Lasses de ne rien entendre sur le projet de désamiantage — soit l’opération de retirer de l’amiante — de leurs maisons, et n’ayant pas les moyens d’en reconstruire une nouvelle, elles ont manifesté dans les rues de Port-Louis aux côtés de plusieurs syndicalistes.

Un appel a été lancé au Premier ministre, Pravind Jugnauth, pour réclamer un calendrier menant à la reconstruction de leur maison. « Nous revendiquons une maison pour tout un chacun », lance Lindsay Collen, de Lalit.

Lalit et les représentants de divers villages ont déposé une pétition au Bureau du Premier ministre réunissant la signature de quelque 400 familles. Ils veulent ainsi accélérer les procédures. « Plis zour pase, plis pe met lasante a risk », explique Rajini Lallah, de Lalit.