L’Intersyndicale des secteurs libérés a manifesté, hier après-midi, dans les rues de Rose-Hill. L’occasion pour ces syndicalistes de dénoncer la précarité et les conditions d’emplois dans le secteur public. Ils ont scandé plusieurs slogans visant à dénoncer « governman lepep » qualifié de « dominer ». Ils ont même ironisé en entonnant un « Happy birthday » pour rappeler que depuis que le gouvernement est en place, celui-ci a battu un record : « 10,000 licenciements en un an ».
« Ingérance politik nou pas le, Non a licenciements, Respekter drwa bann travayers. Governman lepep dominer, gouvernman ale, vini meme zafer, Privatisation nou pas le », sont quelques-uns des slogans scandés de la poste en passant par la rue Vandermesch pour finir au Plaza. Là-dessus, les différents manifestants, dont des employés d’Air Mauritius, du Central Electricity Board (CEB) et des Casinos ont attentivement écouté les messages des différents intervenants.
Reaz Chuttoo a dénoncé avec force les Rs 240 accordées comme compensation salariale pour ceux touchant moins de Rs 10,000 alors que le gouvernement, dit-il,  aurait dû les octroyer Rs 500. Plus loin dans son intervention, Reaz Chuttoo  déclarera que l’Etat est le plus mauvais employeur, « car c’est dans le secteur public que des femmes touchent Rs 1,500 pour le néttoyage des écoles, que des employés sont exposés à l’amiante à l’hôpital de Candos. Ou cone kifer ? Parski politisiens pas gagne ou tracas, li la pou rampli so poste pendan 5 ans ek ale », a-t-il martelé.
Pour Rehana Ameer qui a salué Jack Bizlall, cheville-ouvrière de cette manifestation qui n’a pu se déplacer, « 1 an inn passer ek bann minis pe kumans donn bilan alor pou travayers li tou autre ». Il a ajouté que « lepep pas dan bien. Ti dir Voter Mam, apre Riye Mam, aster nou pe Plore Mam » Evoquant la situation à la télévision nationale, où elle est employée, elle souligne que les problèmes ont doublé, voire triplé, car « les dimounes de Dan Callikhan y sont toujours ». Elle précise qu’elle dénonce cette situation « pou ki kapav amen enn la lutte ». Avant d’insister que le peuple a encore quatre années de misère devant lui. D’où un appel pressant des organisateurs à rester mobilisés.