La police a procédé à l’arrestation d’au moins une dizaine d’autres colporteurs ayant participé aux rassemblements de la semaine dernière devant la municipalité de Port-Louis et le Renganaden Seeneevassen Building. Ces derniers ont été interrogés en matinée en présence de leurs hommes de loi par les éléments de la Criminal Investigation Division (CID) de Port-Louis Sud, après quoi une charge provisoire de “remaining in an unlawful assembly after warning given” devait être logée contre eux.
Les marchands ambulants devaient par la suite être traduits devant la Cour de District de Port-Louis en début d’après-midi pour être relâchés après avoir fourni une caution. Hier, un autre groupe de six marchands ambulants avaient été arrêtés après leur interrogatoire aux Casernes. Ils ont comparu devant la Cour de District de Port-Louis sous la même charge provisoire que le groupe de colporteurs interpellés en matinée, et ont été relâchés après avoir fourni une caution et signé une reconnaissance de dettes de Rs 5 000 chacun. Trois d’entre eux ont payé une caution de Rs 1 000 et les autres Rs 1 500 chacun. Leurs camarades marchands ambulants étaient également présents à la New Court House en guise de soutien. Mardi, c’était au tour de Hyder Raman, président du Front commun des marchands ambulants, et de Rehaad Bahadoor et Feroz Wahedally d’être appréhendés pour rassemblement illégal. Dans une déclaration à la presse à leur sortie du tribunal hier, deux d’entre eux nient avoir participé à des manifestations et se justifient par le fait qu’ils étaient présents au NPF Building pour attendre de rencontrer le ministre des Collectivités locales, Anwar Husnoo, en vue de négocier au sujet de certaines conditions de leur relogement à Decaen et Immigration.
Dans une déclaration au Mauricien, Hyder Raman dit souhaiter que « cet épisode d’arrestations des marchands ambulants soit le dernier » car « cela crée une véritable psychose », selon lui. Ce dernier compte par ailleurs adresser dans le courant de la journée une lettre au Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, et au Deputy Prime Minister Xavier-Luc Duval.
Entre-temps, Me Valayden a adressé une lettre au commissaire de police, Mario Nobin, pour demander que les cas des marchands ambulants interpellés soient référés au Directeur des poursuites publiques (DPP) avant que toute charge provisoire ne soit logée contre eux dans le contexte, explique l’avocat, expliquant que ces derniers doivent s’acquitter d’une caution en vue d’obtenir leur remise en liberté et que cette somme, pour certains, serait difficilement gagnée. « This will at least save the poor hawkes from going through the traumatic ordeal of having to deprive their children in order to pay for their liberty », écrit Me Rama Valayden, qui défend les colporteurs avec Mes Assad Peeroo, Anoup Goodary et Yog Ramtohul.