Les autorités ont fait comprendre aux représentants des marchands ambulants de la capitale ce matin qu’elles ne reviendront pas sur leur décision d’interdire leurs activités dans 14 rues et espaces identifiés et qu’ils encouraient le risque de saisie d’articles s’ils défient ces règlements. Si les forces de l’ordre assuraient un contrôle strict rue John Kennedy, particulièrement à hauteur du bâtiment de Rogers, qui abrite plusieurs ambassades, en revanche on aura noté, durant la matinée, un retour bien remarquable des marchands dans les rues Celicourt Antelme, Farquhar et dans d’autres zones interdites. Cependant, le Lord-Maire constate une « nette amélioration » de la situation en comparaison, dit-il, aux années précédentes. « La situation est sous contrôle », affirmait Mohammad Oumar Kholeegan au Mauricien à la mi-journée.
Les marchands ambulants espéraient encore aujourd’hui que les autorités assouplissent leur décision par rapport aux zones désormais interdites pour leurs activités. Mais le ministère des Administrations régionales est catégorique : « Nous n’allons pas changer de position. Pour la énième fois, nous avons expliqué aux représentants des marchands aujourd’hui les objectifs du gouvernement et qu’ils doivent libérer les rues. Mais ils refusent d’aller dans les deux endroits que nous avons mis à leur disposition jusqu’à la fin de l’année », dit un responsable du ministère des Administrations régionales. Les autorités proposent en effet aux marchands ambulants d’aller travailler à Trou-Fanfaron et la rue Decaen. Le nécessaire y a été fait durant le week-end pour approvisionner les sites en eau et en électricité.
La police, la municipalité de Port-Louis et la mairie sont en contact permanent pour un suivi de la situation. Mohammad Oumar Kholeegan, le Lord-Maire, qui enchaîne réunion sur réunion, semblait ce matin avoir un ton plus serein, et ce contrairement à la journée de samedi dernier lors de laquelle la capitale était sous tension. « Je suis satisfait parce que la situation est sous contrôle. “There is a long way to go”, mais la situation n’est pas chaotique comme les années précédentes. La police et la municipalité font toutes les deux de leur mieux pour faire respecter la loi et l’ordre », a affirmé le maire au Mauricien.
Depuis le début du contrôle policier jeudi dernier, les autorités ont procédé à plusieurs saisies d’articles. Ce matin, plusieurs marchands sont allés à la mairie pour réclamer le retour de leurs biens saisis. Les autorités en ont profité pour leur rappeler les règlements à suivre s’ils veulent éviter de telles saisies à l’avenir.