Un drame est survenu sur l’autoroute à hauteur de Montebello le mardi 24 novembre. Ce jour-là, le sergent Roopsing Vishal Gunowa, un motard de police de 42 ans, a été victime d’un délit de fuite durant l’exercice de ses fonctions et est mort sur le coup. Deux individus avaient été interpellés dans le cadre de cette affaire. Le premier, Omduth Chummun, un habitant de Plaine des Papayes de 61 ans, s’était livré à la police de Pailles le même jour. Il a déclaré qu’il circulait sur cette route lorsque le deux-roues du motard a heurté son véhicule de derrière. Il a passé la nuit en détention policière et a été libéré sous caution le lendemain.
La deuxième personne interpellée est Nicolas Falcou, un jeune Français très proche d’une importante personnalité politique. Plusieurs témoins ont déclaré à la police avoir vu sa Land Rover circuler sur cette route à vive allure au moment de l’accident. Toutefois, il nie avoir percuté le motard et a été libéré sous caution après une nuit en détention, les enquêteurs n’étant en possession d’aucune preuve pour l’inculper. Pour l’heure, la police tente encore de faire la lumière sur cette affaire.
Révoltés quant à la libération du suspect Nicolas Falcou, les proches du sergent Vishal Gunowa ont participé à une marche blanche dans les rues de Port-Louis, hier, non seulement pour rendre hommage au motard, mais également pour faire entendre leur voix afin que justice soit rendue à la victime.
Pendant la marche, les proches du sergent Gunowa étaient munis de pancartes décriant les “faveurs” qui ont été accordées à Nicolas Falcou. Sur celles-ci on pouvait notamment lire : “Hit and Run : Three witnesses and still VIP treatment”, “Bail for the rich, Jail for the poor”, ou encore “No cover up, we want justice”. Le secrétaire de la Police Federation, Jaylall Boojhawon, également présent hier, explique que “l’enquête est toujours en cours. Tout se fait dans la transparence, comme le veut le commissaire de police”.  Les familles des officiers Bulatoo et Sheoraj — deux policiers également morts durant l’exercice de leurs fonctions — sont venus apporter leur soutien à la famille endeuillée.
Au terme de cette marche pacifique, Vishal Gunowa, le frère de la victime, a expliqué avoir récemment écrit une lettre au Premier ministre, dans laquelle il l’implore, au nom de ses proches, de rendre justice au sergent Gunowa au plus vite et ce, afin qu’un signal fort soit envoyé aux chauffards qui, de par leurs actes, blessent ou ôtent la vie à d’innocentes personnes.