À Mare d’Albert, vendredi, Navin Ramgoolam a donné la réplique à Sir Anerood Jugnauth dont les propos tenus lors du meeting du 1er-Mai, dimanche dernier, relève, dit-il “de la vulgarité.” Pour le leader du PTr, les attaques de SAJ à son encontre découlent de l’impopularité grandissante du Premier ministre. “Li pe paniqué, li pe per. Li pa pe compran ki malgré so campagn ki linn fer cont moi, so fos propagan ki li fer, so bann attak personnel, li pa pe kapav. Zordi lepep zot encor pe contan mo mem”, dit-il.
Pour Navin Ramgoolam, c’est le PM lui-même qui vient démontrer la force du PTr et de son leader à la population. Une force qui tend à faire paniquer le chef du gouvernement qui a choisi de consacrer, selon lui, la moitié de son discours du 1er-Mai aux attaques contre le leader du PTr. “Ena cozer mo papa ti pe dir: zamé enn dimoun pou envoye ros lor pie mangue ki napa ena mangue”, dit-il, soutenant que grâce à ses services de renseignements, SAJ est au courant que lui et le PTr sont en train de faire une remontée exceptionnelle et que le “PTr zordi inn vinn beaucoup pli fort ki nimporte ki parti dans sa pays-là.” D’où la bassesse de SAJ dans ses attaques, dit-il, soulignant que “bizin gagn la honte ki zordi Maurice inn produire enn premier ministre coum sa. Zamé dans l’histoire de Maurice, ou finn gagn enn politicien d’un si bas niveau.”
Selon lui, le PM, sans doute à l’écoute de racontars, “invente des histoires.” Revenant sur les propos de SAJ en ce qu’il s’agit des coffres-forts qui auraient disparu chez Navin Ramgoolam, il s’interroge sur le rôle de SAJ en tant que ministre de l’Intérieur. “Li vinn dire ki ti ena difé dans mo flat, ki monn fer trois zour prison. La li dire ti ena encore coffre. Coffre inn disparet”, rappelant que c’est le PM lui-même qui choisit ses officiers de police et que ces derniers sont venus chez lui avec des détecteurs de métaux. “Si la police ti ek moi, pa ti pou trouv nanien”, nargue-t-il, soutenant que face à son impopularité, SAJ tente de faire diversion en s’appuyant sur des attaques contre lui.
Le leader du PTr indique qu’il est en consultation avec ses hommes de loi afin de prendre des actions légales contre le PM. Et de profiter de l’occasion pour faire ressortir qu’en dépit de tout ce qui a été dit sur le cas de l’ex-gouverneur de la Banque de Maurice (BoM), Rundheersing Bheenick, “zordi la Cour inn donn li rezon.” Navin Ramgoolam est aussi revenu sur le départ de Brian Glover de l’Equal Opportunities Commission (EOC). Si son contrat était arrivé à termes, dit-il, ce sont des raisons autres, en l’occurrence les enquêtes initiées sur les membres et proches du gouvernement, qui ont mené Brian Glover vers la porte de sortie avec un tel traitement. Navin Ramgoolam a aussi été très critique envers le ministre de la Bonne Gouvernance et des Services financiers, dont les actions, dit-il, sont en train de mettre le service financier à terre à Maurice. Commentant la tenue du 23e congrès du Conseil International pour l’arbitrage commercial qui verra la participation du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, Navin Ramgoolam a tenu à rappeler que c’est à son initiative que cela est aujourd’hui possible.