Ce matin à Marjolin Cité La Cure, le ministre de l’Intégration sociale et de l’Autonomisation économique Pradeep Roopun a effectué une “site visit” pour revoir les projets de construction des routes et l’état des drains dans le quartier. « Je félicite  le Rotary Club de Port-Louis qui a à coeur ce projet et qui a aidé, avec la National Empowerment Foundation, à la construction de 23 maisons. Aujourd’hui, ce sont les chemins qu’il faut revoir car ils sont dans un état déplorable. Le gouvernement injectera Rs 1,6 million pour le réasphaltage des rues de ce quartier. »
C’est sous un soleil de plomb ce matin que les  habitants de Cité Marjolin attendaient la venue de Pradeep Roopun, certains voulant lui faire part de leur impatience de voir une rue asphaltée. A 10 heures pile, le ministre de l’Intégration sociale et de l’Autonomisation économique est arrivé pour procéder à un état des lieux. Il faut dire que, depuis deux ans, les habitants de la région doivent marcher dans la boue pour accéder à leur domicile. En 2013, 45 de ces squatters avaient été régularisés par la Housing & Land et, au cours de la même année, le Rotary Club de Port-Louis, conjointement avec la NEF, avaient aidé à la construction de 25 maisons pour ceux percevant un salaire de moins de Rs 6 200. La NDU avait alors assuré qu’elle prendrait à sa charge les travaux d’asphaltage des rues. Mais son budget s’étant trouvé dans le rouge, le projet n’a jamais abouti. Par ailleurs, la localité n’avait pas été épargnée par les inondations de 2013.
Pradeep Roopun a ainsi décidé de reprendre le dossier en main. Son premier constat ce matin : la nécessité de nettoyer les drains et la rivière. Le ministre dit néanmoins constater que « les maisons qui ont été construites par le Rotary Club de Port-Louis et la NEF sont en bon état » et que « ces familles ont même agrandi certaines pièces ». Il poursuit : « Le constat n’est pas négatif, mais il est toujours bon d’améliorer la vie des gens nécessiteux. La lutte contre la pauvreté et l’exclusion nécessite un processus d’accompagnement et, ensemble, avec les forces vives et les Ong, nous allons travailler pour améliorer le quotidien des familles de Marjolin. »