Un navire polyvalent, financé par les gouvernements australien et mauricien, sera dans nos eaux dans environ 18 mois. Il sera utilisé pour la recherche et la formation par différentes institutions locales.
La signature d’un protocole d’accord pour le cofinancement de ce navire s’est tenue vendredi après-midi au siège de l’African Training Centre à Ébène. En effet, ce bateau aidera dans la recherche dans le secteur de l’Économie océanique et sera utilisé par le Fisheries Training and Extension Centre, la Mauritius Maritime Training Academy, le Mauritius Oceanography Institute et d’autres institutions. Ce navire dernier cri permettra au gouvernement mauricien d’entreprendre des recherches dans les eaux lointaines et également d’exploiter le territoire maritime.
Au ministère de la Pêche, on affirme que la technologie et une connaissance accrue de l’océan permettront d’exploiter ce dernier. D’où la nécessité de collaborer avec des pays pour que les ressources marines puissent être exploitées de manière soutenable. Déjà, l’aide du gouvernement est obtenue à ce sujet.
Selon Prem Koonjoo, ministre de la Pêche, ce navire était attendu depuis le longtemps mais avec le départ de l’ancien Haut-commissaire de l’Australie à Maurice, Susan Coles, l’on n’a pu enclencher les procédures pour le cofinancement de ce projet. Toutefois, avec la venue de Jenny Dee, nouveau Haut-commissaire, les démarches ont été accomplies. Jenny Dee souligne que l’Australie aide à la formation des personnes en Afrique dans divers domaines dont la gestion des océans. En effet, la signature de cet accord a coïncidé avec la fin de deux semaines de formation sur le thème « Oceans Management — Sustainable Fisheries and Governance » pour 29 participants venus de 11 pays africains. Ils se rendront pour une formation de six semaines en Australie.
« C’est dommage que cette faculté ait fermé ses portes », a répondu Prem Koonjoo au Mauricien, qui l’interrogeait sur la décision de l’Université de Maurice de stopper les cours en Ocean Studies. Le ministre, qui se dit attristé par cette décision, compte rencontrer ceux concernés à l’Université de Maurice pour les encourager à continuer les cours en Ocean Studies car la mer présente du potentiel pour le pays.
Au sujet de la formation accordée aux skippers, le ministre de la Pêche indique qu’ils devront maintenant appliquer leur connaissance sur un bateau. Ces skippers, dit-il, devront être bien informés de tout ce qui doit être utilisé sur le bateau en cas de danger. Concernant les pêcheurs, Prem Koonjoo avance que leur formation est également importante car la mer réserve des surprises.
Par ailleurs, concernant la pêche illégale dans les eaux mauriciennes, Prem Koonjoo soutient qu’aucun navire qui pêche illégalement n’a été aperçu. « Nous avons amélioré nos systèmes et nous savons quels sont les bateaux qui font de la pêche illégale », dit-il, ajoutant que Maurice s’est engagée à lutter contre ce type de pêche. Et au sujet de la sécurité maritime, il avance que Maurice reste vigilante.