Les agissements du fraîchement nommé CEO Rakesh Rughoobeer provoquent grogne et frustration à la Mauritius Duty Free Paradise (MDFP). Si bien que les employés déplorent le manque d’indulgence du nouveau CEO qui a refusé la demande de congé d’une dizaine d’employés de foi catholique à l’occasion de Noël. Certes, concède le syndicat, selon les Terms & Conditions of Employment de l’entreprise, il est stipulé qu’aucun congé n’est accordé à partir du 15 décembre en raison de la saison de pointe dans le secteur touristique.
Or, plusieurs jours avant le 24 décembre, ces employés ont sollicité la compréhension du management pour bénéficier d’une exemption, Noël étant une fête religieuse d’importance capitale pour eux. Des minutes of meetings prouveraient la bonne foi de ces employés. Mais le nouveau CEO a tenu ferme, refusant d’accorder leur local leave à cette dizaine d’employés, insistant sur les Terms & Conditions of Employment. «C’est un manque de considération totale envers nous», disent les employés.
Ce qui les frustre davantage, c’est que parallèlement au refus du management de leur octroyer un jour de congé le 24 décembre, le personnel opérant dans l’administration a eu la permission de rentrer chez lui à midi. «C’est une politique de deux poids deux mesures», disent les employés de la MDFP, qui estiment qu’il s’agit également d’une autre preuve de mismanagement à la MDFP.  Ils s’offusquent que, par ailleurs, alors que le samedi n’est pas un jour de travail pour l’administration, le personnel s’est rendu au bureau hier, ce qui équivaudra à des heures supplémentaires sur les salaires. «C’est de l’argent gaspillé. S’ils étaient restés le 24 décembre, ils n’auraient pas eu à venir travailler hier», disent les employés.
Pour le négociateur syndical, Yvor Tan Yan, cette situation est condamnable. «Sur un effectif de 60 personnes, il est impensable que le management ne puisse s’organiser pour faire un cadeau à une dizaine d’employés parce que c’est leur fête», dit le négociateur syndical. Il fait ressortir que l’argument de Rakesh Rughoobeer à l’effet qu’il agit par respect du Terms & Conditions of Employment de la compagnie ne tient pas la route. «Nous aussi, nous pouvons nous baser sur ces règlements et insister pour que les paiements dus depuis plusieurs mois soient honorés illico en respect du Terms & Conditions of Agreement. Mais nous attendons que le CEO prenne vraiment connaissance des dossiers car actuellement, il ne les maîtrise pas, il y a trop de confusion. Les employés réclamaient simplement un peu de considération, et cela pour une fête religieuse», dit Yvor Tan Yan. Selon lui, «cette attitude de CEO ne laisse rien présager de positif pour l’avenir des employés.»