Haniff Peerun, président du Mauritius Labour Congress (MLC), est revenu sur la question du port qui, dit-il, est menacé. La Port Dock & Wharf Staff Employees Station, affiliée à la MLC, a animé un point de presse pour attirer l’attention sur plusieurs points, dont l’emploi.
« Le secteur portuaire, avec un partenaire stratégique pour sa privatisation, est une menace sur l’emploi. Avec l’arrivée de Dubayy Ports Wharf qui détient 75 % des actions, emploi menacé, souveraineté menacé. Se enn diktat Bank mondial », a déclaré Haniff Peerun. Ce dernier rappelle qu’auparavant le port était contrôlé par le secteur privé sous le leadership de SAJ en 1983. La Cargo Handling Corporation, dit-il, avait alors pris des décisions qui étaient « dans l’intérêt du public ».
Sur un tout autre volet, Haniff Peerun rappelle que le gouvernement avait promis un amendement à l’Employment Right Act et l’Employment Relation Act. Or, dit-il, il n’y a eu aucun suivi à ce sujet. « Les travailleurs subissent l’injustice de ces deux lois. Il y a ce sentiment qu’il n’y a aucune sécurité au niveau de l’emploi. » Pour Haniff Peerun, ces engagements non tenus sont « inadmissibles ». « Ce sujet doit être débattu au plus vite à la reprise parlementaire ». D’autre part, le MLC demande également au gouvernement de trouver au plus vite une solution afin de permettre aux travailleurs au bas de l’échelle de percevoir un salaire minimum. « Car, travayer so pouvwar dacha finn diminie avek la depresiasion de la roupie, erosion saler, demanteleman klass moyenn ek apovrisman klass travayer. »