MEDICAL COUNCIL : Le Dr Aziz Foondun perd finalement son siège

Ce médecin du privé avait contesté en Cour la décision du MC de lui enlever son siège en raison de son emploi contractuel dans le service public

Le couperet est tombé : le juge N.F. Oh San Bellepeau a rejeté jeudi dernier la demande logée par le Dr Aziz Foondun contre le Medical Council qui avait décidé de lui retirer son siège en tant que membre du board. Face à cette décision, le board du MC s’est réuni en urgence vendredi et après de longues heures de discussions, le principal concerné, qui avait été convoqué pour la réunion, a été avisé qu’il n’était plus membre du board. Il reviendra à la commission électorale de nommer son remplaçant suivant les résultats des élections du MC en janvier 2016. Pour le Dr Aziz Foondun, c’est un triste sort et il estime n’avoir commis aucune faute. À ce stade, dit-il, la question est de savoir qui il est exactement, “un médecin privé ou un officier public?”
Élu à cinq reprises pour cinq mandats consécutifs, le Dr Aziz Foondun, qui était le doyen du MC où il siégeait depuis 2003 et qui a également officié en tant que Registrar par intérim maintes fois, a finalement perdu son siège au sein du board. La Cour n’a pas statué en sa faveur, le juge N.F. Oh San Bellepeau ayant rejeté sa demande d’injonction contre la décision du MC de lui retirer son siège.
La contestation du Dr Foondun, rappelons-le, avait été une des principales causes des profonds remous récemment au MC, après la mise à terme du contrat de l’ancien Registrar, le Dr Keshav Deepchand. Turbulences qui avaient d’ailleurs provoqué la démission annoncée puis ravisée de l’actuel président du MC, le Dr Jagutpal.
Or, selon nos informations, “c’est avec tristesse” que le board du MC, qui s’est réuni en urgence vendredi, a communiqué sa décision au Dr Aziz Foondun, vendredi, en conformité avec le verdict de la Cour. Cela, après que le Dr Foondun, choisi par le ministère de la Santé pour assumer le poste de Registrar, du fait que l’exercice de recrutement du prochain Registrar avait dû être annulé pour des raisons qui demeurent encore floues. Alors que le ministère avait avisé le Board de son choix dans une lettre officielle, en indiquant que le Dr Foondun assumerait l’intérim après le départ du Dr Deepchand en attendant le recrutement du Registrar, certains membres du board, estimant que le ministère n’a pas le droit de dicter la marche à suivre du MC, avaient effectué une virulente sortie. Ils avaient soutenu que cette manière de faire du ministre Husnoo n’est pas en ligne avec le Medical Council Act, rappelant qu’il revient au board de nommer le Registrar p.i. Il était par ailleurs reproché au Dr Foondun d’être un public officer du fait qu’il effectue à temps partiel des visites à domicile aux personnes âgées, contre rémunération, pour le compte de la Sécurité sociale.
Critiques que plusieurs autres médecins avaient décriées, du fait même que dans le cas du l’ex-Registrar, outre son poste à Floréal, il travaillait également pour le compte de la Sécurité sociale, avec des rémunérations conséquentes. Mais finalement c’est la Cour qui a fini par trancher contre la demande d’injonction du Dr Aziz Foondun, et le board a décidé de sa mise à pied. À ce stade, le Dr Foondun, qui a une pensée spéciale pour tous ces médecins qui l’ont soutenu des années durant, n’a pas encore décidé de la marche à suivre. “Malheureusement, à cause d’un problème technique, le board a pris une décision et je ne fais plus partie du Conseil”, dit-il, se demandant cependant “qui je suis à ce stade, puisqu’alors que je me considère un médecin privé, on me dit que je suis un public officer. Mais je ne suis ni ici ni là-bas. Qui suis-je donc?”




LE NURSING COUNCIL DANS L’IMPASSE : Depuis trois mois, les infirmiers attendent la constitution du board
Vent de frustration chez les infirmiers publics aussi bien que privés. Pour cause, plusieurs projets à l’agenda ne peuvent être concrétisés, du fait que le board du Nursing Council, dont le Conseil des ministres aurait avalisé la constitution le 11 août dernier, n’est toujours pas opérationnel. Cela, alors que les élections ont eu lieu il y a trois mois. Les infirmiers se demandent ce qui retarde autant le ministère à nommer les représentants de ce Conseil et à officialiser l’information. D’autant que, selon la section 6(c) de la Nursing Council Act, aussitôt que le ministère est notifié des élus, il doit constituer le board. Board qui regroupe 19 personnes: 12 élus représentant les infirmiers du public et du privé, 4 nominés du ministre de la Santé ne faisant pas partie de la profession, un représentant du ministère de la Santé, un représentant du State Law Office et un représentant du Prime minister’s Office. À ce jour, en l’absence du board, plusieurs infirmiers du privé attendent toujours de se faire enregistrer pour être opérationnels au sein de la profession. D’autres infirmiers du public qui souhaitent offrir leurs services à l’étranger ne peuvent le faire, leur déplacement nécessitant que le Nursing Council donne le leave. Beaucoup de dossiers sont ainsi en suspens, apprend-on, les infirmiers estimant cette situation “inacceptable”, surtout qu’aujourd’hui, un médecin qui connaît les rouages du domaine est à la tête du ministère de la Santé.