Des combinaisons de médicaments contre le VIH/sida et contre la tuberculose, importés par le ministère de la Santé, figurent parmi les 344 produits pharmaceutiques retirés du marché en Inde, indique un porte-parole du ministère. D’autres médicaments interdits de vente dans ce pays sont commercialisés à Maurice par les importateurs du secteur privé. Ce qui amènera le ministère à suivre la situation de près avec les importateurs privés.
Par ailleurs, une bataille juridique au sujet de ces interdictions a lieu à la New Delhi High Court après que 30 compagnies pharmaceutiques ont fait appel. La cour a jusqu’ici levé l’interdiction qui pesait notamment sur les sirops contre la toux Corex, le sirop Piriton (Glaxo) et le Vicks Action 500 (P and G). Il s’agit d’un ordre intérimaire qui a été étendu jusqu’au 28 mars.
Les 344 médicaments, constitués d’une combinaison de plusieurs produits, ont été interdits de vente en Inde après qu’un comité d’experts a mis en doute leur efficacité. Le gouvernement indien a affirmé que la vente de ces produits pharmaceutiques « est contre l’intérêt public et la sécurité des patients ». Parmi les médicaments en cause, on retrouve une combinaison du Nimesulide avec des analgésiques et d’autres anti-inflammatoires. Le Nimesulide, un anti-inflammatoire avec des propriétés analgésiques, a été interdit dans la plupart des pays développés. Des produits contenant des antibiotiques, qui sont en vente libre, sont aussi au banc des accusés, car ils favorisent la résistance aux antibiotiques. Les combinaisons de médicaments ont envahi le marché indien, car c’est un moyen pour les compagnies de contourner le contrôle des prix. Le mélange de plusieurs produits existants est alors présenté comme un nouveau médicament.