Tous les services des utilités publiques (dispensaire, sécurité sociale, poste…) sont éparpillés dans des bâtiments loués à Médine/Mont Ida/Bel Étang, trois localités qui tombent sous un seul conseil de village et dont le président, depuis 2012, est Raffick Elahee. « Les sièges du dispensaire et de la Sécurité sociale ont changé de bâtiment en plusieurs occasions. Nous n’avons pas de bureau de l’État civil. Il y a un manque d’espaces, pas assez de facilités. Nous avons donc besoin d’un “multi-purpose complex” pour réunir tous les services offerts par le gouvernement à la population locale », dit-il.
« On ne peut parler de manque de terres dans la région », souligne Raffick Elahee, qui rappelle que l’établissement sucrier d’Alteo, autrefois FUEL, a offert, avant 2005, une superficie de 4 arpents et 25 perches au gouvernement. Une partie du terrain a été utilisée pour abriter un terrain de volley-ball, un “fitness trail” et un centre récréatif, qui a été inauguré en juillet dernier. « Nous voulons utiliser l’autre partie pour la construction d’un “multi-purpose complex”. C’est notre projet prioritaire », affirme-t-il.
Par ailleurs, c’est la sécurité routière qui inquiète le conseil du village, plusieurs accidents fatals ayant eu lieu dans le village ces dernières années. Les autorités, dont le bureau du Premier ministre, ont été alertées depuis 2012. « Il faut installer des “speed cameras”. » Il y a eu deux visites de la part des officiers du gouvernement mais les conseillers attendent toujours un développement positif dans cette affaire. Qui dit sécurité routière, dit aussi trottoirs pour piétons et drains. « Dans ce village, il n’y en a pas, ou alors très peu », indique le président, avant de rappeler que la dernière fois que de telles infrastructures ont été construites remonte à 1984, avec l’aide de l’ambassade américaine.
Comme partout ailleurs dans le pays, les grosses pluies provoquent des inondations dans cette région également. L’avenue Alouette, à Upper Mont Ida, est l’un des endroits les plus affectés. « Les eaux descendent de Providence après les grosses pluies. Il n’y a aucun drain à cet endroit. Il faut en installer pour canaliser les eaux vers le “feeder canal” de La Nicolière, qui se trouve près de l’école Ramudhin. Il y a aussi un drain naturel à l’avenue Échassier, qui est obstrué par des clôtures érigées par un habitant. Le conseil de district en a été informé depuis 2005 mais rien n’a été fait jusqu’ici », fait ressortir Raffick Elahee. Ce drain naturel passe à travers trois morcellements, dont VRS 1 et 2, ainsi que Magenta.
Sur le plan social, le conseil du village organise régulièrement des activités pour les habitants « pour prévenir contre la toxicomanie ». Raffick Elahee explique : « Beaucoup de jeunes passent leur temps dans la rue mais ce ne sont pas des enfants de rue. Il faut les sensibiliser sur les méfaits sociaux car la drogue entraîne les problèmes de vols et d’agressions dans notre village, comme partout ailleurs. » Il dit aussi observer, au chapitre de l’environnement, que beaucoup d’habitants, particuliers et commerçants, déversent leurs ordures dans les morcellements où il n’y a pas encore d’habitations. « Il y a des “dumping grounds” sur ces sites. Nous les nettoyons actuellement. Nous distribuerons des poubelles à chaque famille en décembre pour qu’elles ramassent leurs ordures pour ensuite les remettre au service de la voirie, qui est assuré par le conseil de district. Après, nous ferons installer des poubelles publiques dans les rues », déclare-t-il, avant d’indiquer qu’un projet de captage d’eau de pluie, qui a déjà été approuvé par le ministère de tutelle, ainsi que la distribution de “compost bins” sont également à l’agenda du conseil de village.