METRO EXPRESS, COMPULSORY ACQUISITION OF LAND : « Le gouvernement agira dans l’intérêt national » selon Etienne Sinatambou

Le gouvernement a mis en garde tous ceux dans le camp de l’opposition qui inciteraient quiconque à manifester contre le Metro Express, en leur rappelant que l’Etat ira de l’avant avec le projet. Etienne Sinatambou, qui animait la conférence de presse hebdomadaire du parti Lepep, hier, a réitéré la décision du gouvernement de mettre en oeuvre le projet de transport de masse. « Nous avons signé un contrat. Et le gouvernement aura à remettre le site au contracteur », a-t-il expliqué en commentant la réticence de certaines familles, principalement de La-Butte, à quitter leurs maisons malgré la compensation et la proposition de relogement du gouvernement.
Tout en assurant la compréhension du gouvernement, Etienne Sinatambou a toutefois maintenu que celui-là fera en sorte que le délai d’évacuation soit respecté. Et de déclarer, « que le gouvernement agira dans l’intérêt national ». Il a aussi rappelé que le gouvernement a fait des propositions de relogement dans des maisons de la Mauritius Housing Company et de la National Housing Development Company, y compris la prise en charge du loyer, pendant une année, des familles concernées en attendant la construction de leurs nouvelles demeures.
S’agissant de la viabilité du terrain de La-Butte, Etienne Sinatambou a tenu à contredire les contestataires qui évoquent la fragilité des lieux et prétendraient qu’il n’y a eu une étude géotechnique. « Depuis 25 ans, la Japan International Corporation Agency y fait une monitoring », a relevé Etienne Sinatambou. Il a aussi expliqué que 55% de l’ensemble des travaux seront alloués à des contracteurs locaux.

Positions favorables
D’autre part, le porte-parole du gouvernement a voulu se montrer rassurant envers les employés de l’industrie du transport. « Personn pa pou perdi lanploi », a déclaré Etienne Sinatambou. Et de préciser que le ministère de tutelle se penche aussi sur l’avenir des bus, dont certains seront appelés à desservir les lignes intra-urbaines.
Si Etienne Sinatambou a presque salué la position favorable du président du Mouvement patriotique Alan Ganoo envers le projet Metro Express, en revanche il a déploré celles des autres partis de l’opposition. Il a aussi reproché à l’opposition de véhiculer une perception  négative de Maurice et ce pendant qu’il commentait le classement du pays dans le Democracy Index de l’Economist Intelligence Unit (EIU). C’est non sans fierté que le porte-parole du gouvernement a annoncé que « Maurice se trouve parmi les 20 pays au monde et le seul du continent africain avec une démocratie complète ». L’EIU, déclare-t-il, s’est basée sur des critères comme l’indépendance du judiciaire, les médias diversifiés, et les problèmes mineurs dans le fonctionnement de la démocratie. L’EIU s’est aussi fondée sur une méthodologie qui repose sur le processus électoral, le fonctionnement du gouvernement, la culture politique, la liberté civile et la participation politique. Maurice se classe troisième dans l’hémisphère Sud, et ce après l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Etienne Sinatambou a aussi relevé que «dans le classement de l’Economist Intelligence Unit, Maurice fait mieux que la Belgique, la France et les Etats-Unis ». Et il trouve regrettable que « certains démagogues de l’opposition persistent à faire de la publicité mensongère contre Maurice en la qualifiant de république bananière et en prétendant que sa réputation est au plus bas depuis l’indépendance du pays ».
Commentant un autre sujet d’actualité, la drogue, Etienne Sinatambou a souhaité préciser que le trafiquant incarcéré Peroumal Veeren a été arrêté et condamné à deux reprises, notamment en mars 2002 et juin 2003. Durant ces deux périodes, Pravind Jugnauth était au gouvernement. « Ceux qui croient dans les allégations de Peroomal Veeren sont de son côté», a déclaré Etienne Sinatambou avant d’ajouter que les propos du trafiquant « puent le mensonge. C’est un traître pour son pays ». Il a aussi rappelé que depuis janvier 2015 à mars dernier, soit sous le gouvernement Lepep, 175 366 plants de gandia, dont la valeur marchande était estimée à Rs 526M, ont été détruits.