Le syndicat dit n’avoir jamais donné son accord sur le montant de la compensation à ceux qui seront appelés à prendre leur retraite
Presque trois mois après leur première rencontre avec le ministre Nando Bodha, les syndicats des travailleurs du transport sortent de leur mutisme. Ayant attendu en vain une deuxième réunion annoncée dans un mois, ils soulignent également ne s’être jamais prononcés sur le montant d’une éventuelle compensation. Ils soulignent également que le ministre avait toujours soutenu jusqu’ici qu’il n’y aurait pas de licenciement dans le secteur avec l’arrivée du métro.
La réunion entre les différents syndicats représentant les travailleurs du transport et le ministre de tutelle, Nando Bodha, avait eu lieu le 24 août. À cette occasion, les syndicalistes avaient soumis leurs propositions et le ministre avait promis de les convoquer à nouveau dans un mois, après avoir écouté les autres partenaires, dont les directeurs des compagnies d’autobus. Par la suite, un comité ministériel, sous la présidence d’Ivan Collendavelloo, a même été institué.
Or, presque trois mois après, les syndicalistes attendent toujours. L’Union Joint Panel, regroupant trois syndicats de l’UBS, monte au créneau pour dénoncer cet état des choses. « Nous n’avons jamais été contactés pour une deuxième réunion, ni rencontré le vice-Premier ministre, Ivan Collendavelloo, qui préside le comité ministériel. La seule chose qu’il y a eu depuis la dernière réunion est qu’on nous a invités à assister à un atelier technique qui ne nous concernait pas », déplore Gessiyka Frivet, la porte-parole.
De son côté, Gorah Enathally, porte-parole de L’Union Joint Panel dit avoir noté dans un article de presse donnant un compte rendu du rapport sur les implications du projet Metro Express, que les représentants des syndicats auraient donné leur accord pour une compensation de 15 jours par année de service à ceux qui seront mis à la retraite. Tel n’a jamais été le cas, insiste-t-il. « Nous n’avons eu aucune réunion à ce sujet et n’avons encore moins fait de proposition. Ce n’est que maintenant qu’on entend parler de VRS alors qu’auparavant, on avait maintenu qu’il n’y aurait pas de perte d’emploi. »
Dans ce même article de presse, relève-t-il, est mentionné que 1 117 emplois seront menacés et que les compagnies d’autobus accuseront des pertes conséquentes. « D’où la nécessité pour nous d’avoir une rencontre pour éclaircir tous ces points. À la veille des fêtes de fin d’année, nous n’allons pas créer de tension, mais s’il n’y a pas d’évolution d’ici le début de l’année prochaine, on entendra parler de nous. »
Quant à savoir si la possibilité d’une grève de la faim tient toujours, Gorah Enathally répond : « Nous n’écartons aucune option, mais nous préférons attendre pour voir. Nous avions soumis nos suggestions et il était question de revenir vers nous par la suite. Mais nous attendons toujours. Ce n’est qu’après cela que nous pourrons négocier. »