Le contre-interrogatoire du Chief Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, a débuté hier. Ce dernier, qui est médecin légiste, avait pratiqué l’autopsie du corps de Lee Ann Palmarozza, retrouvée morte dans la piscine de l’Anahita Resorts, où elle séjournait avec son compagnon, Peter Wayne Roberts. Le Dr Sudesh Kumar Gungadin avait attribué la mort à une asphyxie due à la noyade et avait déclaré en Cour que les blessures que portait la victime avaient été causées avant sa mort. L’avocat de la Défense a confronté le témoin au fait qu’il n’avait pas fait mention de ce détail dans son rapport d’autopsie.
Lors de son interrogatoire, le Dr Sudesh Kumar Gungadin avait indiqué que l’autopsie avait révélé que la victime portait plusieurs blessures internes et externes causées avant sa mort. De plus, le médecin légiste avait soutenu que les blessures au cou indiquaient que « la Sud-africaine avait été étranglée et plongée sous l’eau en même temps ». Hier en Cour, lors de son contre-interrogatoire, l’avocat de la défense, Me Glover, SC, a confronté le Dr Sudesh Kumar Gungadin au fait que son rapport d’autopsie n’était « qu’une liste d’observations faites après avoir examiné le corps » et « qu’aucune de ces observations ne pouvait être utilisée par la Poursuite ». L’avocat du milliardaire sud-africain a soutenu que le médecin légiste avait omis de préciser dans son rapport que les blessures avaient été faites avant la mort. « A number of facts which you said in chief is not in your report. Your report does not carry any information for the Prosecution as to the manner of facts », a déclaré Me Glover.
Le Dr Gungadin a répondu être justement venu en Cour pour décrire ce qu’il avait mis dans son rapport. « I will have to produce a book if I get into the details. Prosecuting counsels can interprete what is in the report and if they need more information, they can come to me. Anyone can come to me », a-t-il dit.
D’autre part, l’avocat de la défense a aussi attiré l’attention du témoin sur le fait qu’il n’y avait aucun rapport faisant état de sa visite sur les lieux. Le médecin légiste a expliqué qu’il s’était rendu à l’Anahita Resorts à deux reprises après l’autopsie et qu’il n’était pas de pratique de rédiger un rapport sur cette visite.
Revenant sur les blessures que portait la Sud-africaine, Me Glover a confronté le médecin légiste au fait que l’exercice de réanimation peut causer ces blessures. L’avocat a alors lu un extrait d’un manuel de médecine selon lequel « common problems to CPR are ribs fractures, laceration, ruptures ». Ce à quoi le Dr Gungadin a répliqué que ces problèmes surgissent dans de très rares cas. « The quotation starts with the word “common” doctor », a rétorqué Me Glover. « I do not agree », a indiqué le Dr Gungadin.
Poursuivant son contre-interrogatoire, Me Glover soutient que le Chief Police Medical Officer ne conteste pas le rapport du Dr Boolell, qui avait pratiqué une contre-autopsie du corps de Lee Ann Palmarozza le 8 janvier à la demande de l’accusé.