Le procès intenté au milliardaire sud-africain Peter Wayne Roberts pour le meurtre de sa petite amie Lee Ann Palmarozza, retrouvée morte dans une piscine de la villa d’Anahita Resorts où le couple séjournait, se poursuit avec l’interrogatoire du Chief Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin. Compte tenu des blessures relevées au niveau du cou de la victime, le médecin légiste écarte la possibilité que la mort de Leen Ann Palmarozza soit accidentelle. Le Dr Gungadin a déclaré en Cour hier que selon son expertise, il serait possible que la jeune femme ait été étranglée et plongée sous l’eau en même temps. Par ailleurs, confronté au rapport de la contre-autopsie pratiquée par le Dr Satish Boolell, le Dr Gungadin a été catégorique à l’effet que ses conclusions sont différentes et que les blessures qu’il avait relevées ne figurent pas sur les photos du corps prises durant l’autopsie. Parmi les blessures internes relevées sur Lee Ann Palmarozza lors de l’autopsie, le Dr Sudesh Kumar Gungadin avait indiqué qu’elle avait eu une rupture du foie qui selon lui avait été causée par un coup violent à l’abdomen. « It was a blunt force in a upward direction, it may have been a fist or a kick with the knee ». Une analyse avait démontré la présence de chlorozépame, codéine, caféine, paracétamol et benzodiazépine dans son sang. Lee Ann Palmarozza avait par ailleurs 164 mg d’alcool dans le sang. Bien que la cause du décès ait été attribuée à une asphyxie due à la noyade, le médecin légiste a expliqué qu’il y aurait pu y avoir d’autres facteurs qui ont contribué à la mort de la Sud-Africaine. Il est revenu sur les blessures au niveau du cou. Elle avait des ecchymoses au niveau des muscles et il y avait eu une compression du cou. Le médecin est catégorique sur le fait que ces blessures ont été causées avant sa mort et qu’elles ne pouvaient être liées à une chute. À une question de l’avocat du Parquet sur ce qui aurait pu causer la mort de Lee Ann Palmarozza, le Dr Gungadin a évoqué la thèse que la victime aurait été étranglée et plongée sous l’eau en même temps. « The person was being strangled and drowned at the same time. There is neck compression and the the person is being plunged in water, it is obvious the person would die of drowning. It is the terminal event which led to death », a soutenu le témoin. Le médecin a aussi soutenu que la mort de la Sud-Africaine n’était ni accidentelle ni un suicide. Le Chief Police Medical Officer a par ailleurs été confronté au rapport de la contre-autopsie pratiquée par l’ancien médecin légiste le Dr Satish Boolell. Ce dernier, à la requête de Peter Wayne Roberts, avait pratiqué une contre-autopsie sur Lee Ann Palmarozza et avait juré un affidavit en Cour suprême pour faire part de ses conclusions. Le Dr Gungadin a soutenu que les conclusions du Dr Boolell étaient différentes. Le Principal State Counsel, Me Mehdi Manrakhan, l’a confronté au fait que le Dr Boolell avait trouvé qu’il y avait des écorchures sur différentes parties du corps de la victime. Le Dr Gungadin à l’aide des photos qui avaient été prises durant l’autopsie a montré à la Cour que ces blessures ne figurent pas sur ces photos et n’y étaient pas. Par ailleurs, si le Dr Boolell dans son rapport a soutenu que les blessures sur Lee Ann Palmarozza avaient été causées par l’exercice de réanimation, le Dr Gungadin a une fois de plus maintenu que ces blessures étaient ante mortem. Il a aussi fait ressortir que la victime n’aurait pas pu avoir eu une rupture du foie en raison de l’alcool ou des comprimés qu’elle avait pris car, dit-il, « a person bleeds when there is advance liver bleeding. In this case, there was no syrosis or any pathology to the liver ». L’audition du Dr Gungadin a repris aujourd’hui.