Eddy Sadien

Rien ne va plus entre les deux protagonistes du Regroupman Travayer Sosyal. Rajah Madhewoo et Eddy Sadien ont chacun porté plainte contre l’autre. Le premier nommé a accusé son ancien collaborateur de « ternir son image » et lui a servi une mise en demeure tandis que le second, lui, a écrit au chef juge pour dénoncer le fait que le plaignant a lui-même rédigé ce document légal alors qu’il n’est pas avoué.

Dans la lettre adressée au chef juge, Keshoe Parsad Matadeen, Eddy Sadien émet des accusations graves, imputant à Rajah Madhewoo la rédaction de sa propre mise en demeure. « I would like to bring to your attention that I have received a mise en demeure, please see annexed copy, from Mr Rajah Madhewoo. I presume that what he has done is illegal and an insult to those working as attorney. To my knowledge, he is not in the legal profession », dit-il entre autres. Eddy Sadien avait pris ses distances du Regroupman Travayer Sosyal depuis quelque temps.

Mais la situation s’est compliquée après des articles de presse évoquant les problèmes conjugaux de Rajah Madhewoo. Dans la mise en demeure, ce dernier accuse Eddy Sadien d’être « de connivence avec son épouse, Keerun Madhewoo, en vue de ternir » sa réputation. Il dit être une personne respectée « tant sur le plan national qu’international » et qu’il a mené la lutte contre la carte d’identité biométrique, ajoutant qu’il est « très actif » dans le milieu social, religieux et politique.

Par-dessus tout, il dit avoir un certificat de moralité “clean” à Maurice. Rajah Madhewoo affirme également que son ancien collaborateur a continué à envoyer des informations au sujet de son mariage à la presse, et ce en dépit du fait qu’il a fait une plainte au poste de police de Pope Hennessy. Il estime ainsi que toute cette histoire lui a porté préjudice et évalue les dommages à Rs 5 M. De même, il dit réclamer un montant de Rs 25 000 si son ancien collaborateur ne se plie pas aux exigences de la mise en demeure.

Pour sa part, Eddy Sadien demande, lui, au chef juge de réagir sur cette affaire. « I trust that in Mauritius there are laws and regulations to which lawyers, attorneys and court officers are obliged to obey during the course of their duty. I also believe that nobody has the right to pretend to be what he is not, with a view to threaten or to obtain money fraudulently from somebody (…) I hope that my letter will meet the kind consideration of your office and that appropriate actions be taken against the signatory of the mise en demeure. » Nous avons essayé à plusieurs reprises d’obtenir la réaction de Rajah Madhewoo, mais il était injoignable.