MITD : la fronde syndicale anti-Bunwaree s’organise

  • Le Front pour la Protection des Enfants et des Éducateurs se mobilise pour réclamer la démission du ministre de l’Éducation
  • Un nouveau cas de pédophilie et d’abus sexuels, avec trois collégiennes, dont une en Form II, comme victimes, ébranle une institution secondaire à Mahébourg
  • L’enseignant incriminé, fils d’une personnalité à la tête d’une importante commission, sommé depuis lundi de se tenir à l’écart de ce collège

Alors que l’ex-enseignante du Mauritius Institute of Training and Development (MITD), Sudha Singh, boucle aujourd’hui sa déposition au Central CID avec la soumission des trois CD d’enregistrements de confessions, la fronde syndicale anti-Bunwaree s’organise « pour veiller à ce que justice soit faite ». Le Front pour la Protection des Enfants et des Éducateurs (PFED) se mobilise pour réclamer la révocation du ministre de l’Éducation, Vasant Bunwaree, et la réintégration au MITD de Sudha Singh, de la psychologue Pascale Bodet et du syndicaliste Hemandar Madhow. Entre-temps, une autre institution du secondaire à Mahébourg se retrouve au centre d’un nouveau scandale de pédophilie avec pour victimes trois élèves, dont une en Form II, et un enseignant de cette même institution mis au banc des accusés. Des clips circulent à cet effet et le présumé pédophile, âgé de 38 ans et fils d’une importante personnalité à la tête d’une importante commission, a été sommé de se tenir à l’écart de ce collège.
Les trois syndicats du MITD, soit l’USMITD, MUTDTUIU et la MITDEU, se sont réunis en assemblée générale au lendemain de la seconde Private Notice Question (PNQ) sur le scandale de pédophilie alléguée au MITD pour prendre position contre le ministre de l’Éducation. La principale plateforme de mobilisation est que « pour rétablir la protection des enfants, le Front réclame la révocation du ministre Bunwaree et fait un appel à la mobilisation du public et à toutes les organisations qui se respectent de soutenir cette action ».
Le Front compte multiplier les initiatives en vue de mener une campagne sur le plan national contre le ministre Bunwaree et se donne un délai de quatre semaines en vue de « réunir un maximum d’élèves, d’éducateurs et de parents pour participer à une manifestation publique ». À ce stade, les meneurs de ce Front, qui comprend des représentants de différentes organisations, n’ont pas encore arrêté la date de cette manifestation.
Dans le cadre de cette mobilisation, les animateurs du Front comptent recueillir un maximum de témoignages d’éducateurs et d’élèves contre le pédophile présumé du MITD. « Les syndicats du MITD sont en présence de témoignages d’éducateurs et d’élèves contre le pédophile allégué et le Front a déjà nommé un de ses membres pour recueillir en toute confidentialité tout témoignage des éducateurs et élèves en présence des parents de ces derniers. Notre pays est secoué depuis quelques années par plusieurs cas d’agression sexuelle contre des enfants. La situation ne fait que s’aggraver. La manifestation envisagée aura pour but d’empêcher que des liens de parenté, de soumission, de relations sexuelles, etc., entre ceux qui sont responsables de protéger des enfants, ne protègent les prédateurs au détriment des enfants », note un communiqué émis par le Front après la réunion de coordination de mercredi dernier.
Clip sur Youtube
D’autre part, ce front syndical réclame également la publication du rapport Torul concernant « des dépositions faites concernant les rapports d’un éducateur avec une mineure ». Il exige également une nouvelle politique de recrutement du personnel du MITD pour éviter la présence de prédateurs sexuels potentiels parmi ces jeunes. Même si le Premier ministre adopte une politique de sourde oreille face aux demandes, le Front compte solliciter son intervention pour la réintégration de Sudha Singh, Pascale Bodet et Hemandar Madhow.
En parallèle au scandale de pédophilie alléguée au MITD, le ministère de l’Éducation doit faire face à un nouveau cas dans le même registre suscitant de véritables remous dans un collège privé de Mahébourg. Un professeur, très proche d’une importante personnalité à la tête d’une importante institution du pays, est accusé d’avoir abusé sexuellement de trois élèves de ce collège, respectivement en Form II, en Form III et en Form V.
Cette affaire a éclaté au grand jour en début de semaine car un clip montrant cet ex-enseignant et deux de ses élèves dans des positions compromettantes est en circulation. Devant les rumeurs persistantes, la direction du collègue aurait fait subir aux trois élèves concernées un interrogatoire au sujet de ces escapades après les heures de classe dans un bungalow de Blue-Bay. Le clip avait été tourné par l’élève en Form V alors que les deux plus jeunes étaient soumises à satisfaire les pulsions sexuelles les plus basses de l’enseignant. Le clip aurait également connu un court passage sur Youtube avant d’être enlevé.
Les trois collégiennes devaient confirmer les faits allégués aux responsables du collège. Depuis lundi dernier, l’instituteur a été déclaré Persona Non Grata au collège. Certaines sources avancent qu’il aurait soumis sa démission alors que d’autres croient qu’il a été licencié. Le fait demeure qu’en raison des connexions politiques du prédateur sexuel présumé, l’affaire n’a été soumise à la Child Development Unit qu’hier suite à des pressions exercées à cet effet.
À hier matin, la direction du collège n’avait pas encore consigné de déposition au poste de police de Mahébourg. Mais hier après-midi, Le Mauricien a confirmé auprès des responsables de la Child Development Unit que le cas fait l’objet d’une enquête depuis la fin de la semaine. Une des raisons est que des parents des élèves victimes étaient quelque peu réticents pour rendre publique cette affaire.
Un nouveau cas d’abus sexuels et de pédophilie alléguée, qui ne devra pas laisser insensible l’opinion…

Commentaires

It really baffles me that neither the Police Commissioner, nor the Attorney general, nor the Ombudsman for Children nor even the Child Development Unit had asked for a police inquiry to be conducted in the cases of presumed child abuse and pedophilia. Would their inaction not qualify as "NON ASSISTANCE A PERSONNES EN DANGER" and that also non assistance by the very same institutions who are supposed to safeguard them? These children and others (in the future) are potentially in grave danger- Shouldn't there be police inquiries immediately when such things comes to light? I really don't understand hoe instead of a police inquiry there could have been a "fact finding committee"!!!

Voila! Yet again we need another Fact Finding Committee because there is some VIP involved.

Kiferer sa banne zafaire la pas refere la police direk??? Bizin attane gagne permission ar Minis?