La réunion du conseil d’administration d’Air Mauritius d’hier après-midi a approuvé un plan de sauvetage et de relance sur trois axes pour les cinq prochaines années. Dans l’immédiat, la compagnie aérienne nationale procédera à la suspension de dessertes sur une série de destinations en Europe jugées non-profitables et non-prioritaires. Elle consolidera ses liaisons aériennes avec les destinations autour du bassin de l’océan Indien d’Afrique du Sud à Perth en passant par les îles des Mascareignes et d’Asie du Sud-Est.
Un communiqué officiel de la compagnie aérienne émis ce matin souligne que « cette indispensable transformation s’articulera initialement autour de trois axes principaux. Une refonte du réseau de la compagnie sur les cinq prochaines années : les routes déficitaires suivantes sont suspendues d’après le calendrier qui suit: à compter du mois de mai 2012 – Milan (à être desservi quotidiennement via Paris) et Sydney/Melbourne (à être desservis via Perth) ; à compter de fin octobre 2012 – Francfort, Genève, Munich (à être desservis quotidiennement via Paris) ; Bangalore (à être desservi via Mumbai et Chennai) ; Durban (à être desservi quotidiennement via Johannesburg). Les destinations qui seront renforcées: Paris, Londres, Mumbai, Delhi, Chennai, Kuala Lumpur, Singapour, Hong Kong, Shanghai, Perth, Johannesburg, Cape Town, Nairobi, Tananarive, St-Denis, St-Pierre et Rodrigues. Un ambitieux mais réaliste plan d’économie de coûts et une révision en profondeur de la gestion des recettes de l’entreprise.»
Le bilan financier de la compagnie aérienne pour les neuf premiers mois de l’exercice financier en cours a été plombé par la facture de carburant. Au 31 décembre dernier, Air Mauritius avait essuyé des pertes de 20,9 millions d’euros (Rs 825 millions) contre des profits de 5,3 millions d’euros à pareille époque l’année dernière.
Les perspectives pour le dernier trimestre se terminant au 31 mars prochain n’étant guère brillantes, Air Mauritius a eu recours à une Cautionary Announcement afin de souligner que le bilan pour l’ensemble de l’année pourrait être pire que prévu. Avec les dernières tendances, le déficit pourrait crever la barre des Rs 1 milliard.