Commentant sa rencontre et celle des membres du Mauritius Labour Congress (MLC) avec le ministre du Travail au début de cette semaine, Haniff Peerun a remis en question le bien-fondé même du National Wage Consultative Council, censé fixer le salaire minimal.
« Compensation salarial ki passe lors additional renumeration bill chaque année nu pas d’accord », affirme Haniff Peerun. « Ministre travay pou kapav implémente recommandation fer par la National Wage Consultative Council, rejet li ou applique so prop recommandation », déplore-t-il. D’où son scepticisme : quelle est l’utilité d’un National Wage Consultative Council si le ministre du Travail a toujours le dernier mot ? « L’article 17 stipule que le ministre peut donner ses directives en écrit et que le Conseil doit se soumettre. Tout cela démontre clairement que le National Wage Consultative Council n’opérera pas en toute indépendance ».
Le président de la MLC a également commenté le budget mensuel du conseil. Il souhaite en outre que le dimanche et les jours fériés n’entrent pas dans la catégorie de jours normaux.
Autre point soulevé par Haniff Peerun, l’obligation de confidentialité relativement aux délibérations du conseil, sous peine d’une inculpation allant jusqu’à Rs 50 000 d’amende et un an de prison. « On a fait comprendre au ministre que nous, les syndicalistes, nous étions redevables envers nos mandants. Le ministre a retenu notre proposition en ce sens ».
Haniff Peerun remercie le ministre du Travail d’avoir reçu les membres du MLC mais insiste sur le fait que « rencontre ne signifie pas qu’il ait donné son accord sur nos propositions ». « Le ministre nous met devant un fait accompli, fini présente 1st reading au Parlement après li zwenn syndicats. Nous demandons que la prochaine fois, les syndicalistes soient convoqués pour une discussion avant tout débat au Parlement ».