« Un an et trois mois après les élections, la situation du pays est pire qu’elle ne l’a été sous Navin Ramgoolam. » C’est ce qu’a déclaré le leader du MMM, Paul Bérenger, hier lors du congrès du parti à Flacq, placé sous le thème“Assez avec corruption !”. Les deux raisons ayant mené à cette situation, selon le leader de l’opposition, sont, d’une part, « les fraudes et les scandales » et, de l’autre, « le sort économique du pays ». Il s’est targué que son parti soit « le seul, aujourd’hui, à avoir les mains propres ». Evoquant les cas des ministres Dayal et Lutchmeenaraidoo, Paul Bérenger a mis en garde les autorités, arguant qu’il « veillera bien au rôle que jouera l’ICAC ».
« Sa koze sap dan karay tom dan dife, se seki nou pe viv zordi », estime le leader du MMM, qui comparait la situation du pays sous Navin Ramgoolam et sous sir Anerood Jugnauth. Pour lui, une des raisons ayant mené à cette situation est « la série de fraudes et de scandales ». Et de lancer : « On nous avait promis le contraire, mais ils font pire que sous Navin Ramgoolam. » Il devait citer le cas de « Maunthrooa, qui siège sur plusieurs boards au PMO; et on allait soi-disant nettoyer ». Ensuite, « on avait aussi parlé de miracle économique, mais le ministre des Finances n’est plus là ».
Paul Bérenger poursuit : « On a toutes les raisons d’être fiers aujourd’hui. Seul le MMM a les mains propres. Nous avons l’honnêteté et les compétences. Le passé, c’est 2010, c’est 2014, des moments difficiles. Mais aujourd’hui, la vérité a éclaté. »
Le leader de l’opposition a ironisé sur les réponses parlementaires de sir Anerood Jugnauth au sujet de l’ex-ministre Dayal. « SAJ dit qu’il a été “shocked” mais Dayal est encore au MSM et Pravind Jugnauth le défend. À l’anniversaire de sir Anerood Jugnauth, qui voyons-nous ? Dayal ! Et SAJ dit qu’il était “choqué”… » Et de poursuivre au sujet de l’ex-ministre : « Quelque chose me blesse terriblement. Je ne suis pas hindou, mais il ne faut pas se cacher derrière la fête Holi pour voler de l’argent. »
Revenant sur le cas de Vishnu Lutchmeenaraidoo, Paul Bérenger devait poursuivre : « Jamais un ministre des Finances n’a pris de l’argent dans une banque qui est sous son contrôle. Le juge a émis deux “judge’s order” et il est encore ministre. J’ai honte pour le pays. »
Pour Paul Bérenger, il ne s’agit là que du « sommet de l’iceberg, si on fouille encore… ». Il devait mettre en garde : « Mo pe vey byen LICAC ki rol li pe zoue. Au Parlement, quand je demande au Premier ministre pourquoi l’ICAC n’a pas encore arrêté Raj Dayal, sir Anerood Jugnauth répond que la commission anti-corruption a demandé trop tôt. Mo pe vey sa LICAC la bien ek sa ban skandal Dayal et Lutchmeenaraidoo. »
Le leader du MMM se dit prêt pour d’éventuelles élections partielles aux Nos 7, 8 et 9. Il devait mettre au défi le Premier ministre de réaliser une des promesses du gouvernement en venant avec une « nouvelle Declaration of Assets Act, qui obligerait les ministres, députés et le Premier ministre à déclarer leurs avoirs et à prévoir la prison si quelqu’un faute ».