Avec notamment un duel de N.10 aux pieds magiques Hazard/Neymar, le choc fait carrément saliver toute la planète foot.

Dernier grandissime favori en lice depuis l’élimination prématurée de l’Allemagne et de l’Espagne, l’heure du vrai test est arrivée pour le Brésil. Après être montée doucement en puissance en phase de poules, la Seleçao doit confirmer la belle prestation entrevue contre le Mexique (2-0) pour être conforme à son statut.

« Il faut avoir les pieds sur Terre. Il ne faut être ni euphorique ni se laisser attraper par la peur de perdre. Il faut rester au juste milieu avec la tête froide et se dire qu’au niveau collectif on peut réussir de grandes choses », a prévenu Tite, soucieux de mettre en garde son équipe contre tout excès de confiance.

Car la Belgique et sa « génération dorée », qui auraient pu choisir la partie de tableau la plus favorable du Mondial en ne gagnant pas son dernier match de poule contre l’Angleterre, croient profondément en leur chance face au quintuple champion du monde. « Aucun d’entre nous ne se couche le soir en pensant +on a déjà perdu contre le Brésil+ », a par exemple prévenu le défenseur Vincent Kompany.

Meilleure attaque de la compétition avec 12 buts en quatre matches, la Belgique possède de vrais arguments pour mettre en difficulté les coéquipiers de Thiago Silva. Des talents individuels à n’en plus finir devant, à l’image du quatuor Hazard-De Bruyne-Mertens-Lukaku, et surtout la qualité de son banc, à l’image du duo Marouane Fellaini/Nacer Chadli, héros de la « remontada » contre le Japon (3-2) en huitièmes.

Mais face à Neymar ou Philippe Coutinho, les deux fers de lance de l’attaque brésilienne, les Belges devront faire attention pour que leur « football total » ne se retourne pas contre eux. Contre le Japon, les espaces béants ont failli leur coûter une sortie prématurée.

« Aucune équipe ne doit se dénaturer, notre philosophie de jeu doit rester la même », a toutefois affirmé Kompany. « Notre ADN, c’est nos passes entre les lignes, jouer au sol. Mais on n’a jamais été kamikazes non plus. » Gagner grâce au « joga bonito » face au Brésil ? Pari osé mais terriblement alléchant !