L’Argentine au bord de la rupture après deux matchs, l’Allemagne en grosse difficulté avant de jouer contre la Suède tard hier soir, le Brésil qui doit son salut grâce à deux buts marqués dans les arrêts de jeu face au Costa Rica et finalement la France qui ne peut convaincre, malgré deux victoires. C’est pour dire à quel point ces grandes nations, pourtant données favorites du Mondial russe, ont rencontré toutes les peines du monde pour imposer leur marque sur cette compétition. Contrairement à la Russie qui, en deux matchs, a déjà validé son ticket – le premier – pour les huitièmes de finale. Sans compter que le pays organisateur est l’équipe qui a marqué le plus de buts, avec un total de huit réalisations contre un encaissé.

Après une semaine de compétition, lancée sur de bonnes bases, dans le sens entre autre où il n’y a pas eu de match nul avant la journée d’hier, on devrait s’attendre à des développements heureux pour certains et contrariant pour d’autres. À commencer par l’Argentine de Lionel Messi. Accroché (1-1) par l’Islande, cette équipe s’est fait marcher dessus (0-3) par la Croatie jeudi soir, confirmant ainsi l’analyse de notre correspondant anglais, Bob Harris, avant le début du tournoi.

C’est dire à quel point le match de mardi soir, face au Nigéria sera capital. Idem pour ce match couperet dans le groupe B, demain soir, où le Portugal d’un Cristiano Ronaldo en mode record n’est pas totalement assuré d’une qualification. D’autant que l’adversaire a pour nom l’Iran, équipe qui a agréablement surpris par sa performance, face à l’Espagne. D’un point de vue performance, on soulignera également celle de l’Arabie Saoudite, face à l’Uruguay, qui a admirablement réagi après le 0-5 en ouverture, face à la Russie.

Le Brésil n’a lui pas été transcendant après son nul (1-1) face à la Suisse. Transparent, lors de la première période face au Costa Rica, la Seleçao a haussé son niveau en seconde période et il aura fallu attendre les arrêts de jeu pour voir enfin l’ouverture du score par Coutinho et ensuite le premier but de Neymar. Face à la Serbie mercredi, le Brésil gagnerait à garder le même tempo, s’il envisage de terminer en tête de la poule E.

De cette première semaine, riche en enseignement, on retiendra aussi la décision de nombreuses nations d’adopter très souvent un schéma tactique ultra-défensif en jouant le 4-5-1. Avec une très grande densité en milieu de terrain, cela a souvent produit un jeu très fermé. Fort heureusement que jusqu’ici, les attaquants ont su trouver la formule pour faire sauter les verrous. Que dire aussi de l’assistance vidéo ? Si ce n’est qu’elle a permis de corriger pas mal d’injustices et de rendre le jeu beaucoup plus adapté à la réalité. Certes, cela a parfois occasionné de longs arrêts de jeu, mais en contrepartie, cela a fait taire, dans une large mesure, ces interminables polémiques d’après- match d’antan. Tant mieux pour le football et que la fête continue.