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Ce soir à Saint-Pétersbourg, les voisins français et belges ont rendezvous pour le match d’une vie et une demi-finale que personne n’avait imaginée quand le Mondial a débuté. Les Bleus, vice-champions d’Europe, ont un territoire à marquer et une troisième finale mondiale à aller chercher. Quant aux Diables Rouges, c’est l’occasion ou jamais.

Cette demi-finale de la 21e Coupe du Monde sera la plus grande bataille de l’histoire depuis le 1er mai 1904 entre ces deux pays voisins et amis. Le ciel sera peut-être auréolé d’une nouvelle finale pour les Bleus, la troisième en vingt ans après 1998 et 2006. Les Français en sont déjà à leur sixième demie (1958, 1982, 1986 et donc 1998 puis 2006). Seules trois nations ont fait mieux avec l’Allemagne (12), le Brésil (8) et l’Italie (7). La légende tend également la main à la Belgique. Les Diables Rouges disputent la deuxième demi-finale de leur histoire après 1986 et la défaite au Mexique face à l’Argentine (2-0). Ils sont donc à cent vingt minutes maximum d’un exploit inédit.

Machine à scorer qui vient de réussir le plus grand exploit de son histoire en sortant le Brésil vendredi (2-1), la Belgique arrive lancée face à des Bleus qui, après avoir fait feu de tout bois face à l’Argentine (4-3), ont éteint toute velléité incendiaire des Uruguayens (2-0). Ce soir à Saint-Pétersbourg, la bande de Didier Deschamps aura sans doute une nouvelle fois besoin de sa lance à incendie. Mais elle aurait tort de s’imaginer en simple pompier alors qu’elle possède en ses rangs quelques pyromanes, Kylian Mbappé en tête, et que dans sa moitié de terrain, la Belgique ne fait pas preuve de la même assurance que lorsqu’elle se promène à proximité du but adverse. Cela n’a pas échappé aux Bleus, ni à Didier Deschamps qui, lui aussi livrera un duel à distance avec l’architecte espagnol de la Belgique, Roberto Martinez. Deux ans après avoir hissé les Français en finale de l’Euro, Deschamps s’attaque à la planète.

Face à un voisin. Le monde est petit car il verra Thierry Henry affronter son ancien capitaine Didier Deschamps. “Evidemment, c’est une situation difficile pour lui. Cela arrive des fois en club: quand vous êtes dans un club étranger et que vous revenez jouer contre un club français, vous faites partie de l’équipe ennemie. Là, c’est encore un cran au dessus, puisqu’il va être sur le banc, et en face il y a son pays, sa nation”, a souligné Deschamps, ancien capitaine de Thierry Henry et désormais sélectionneur de l’équipe de France. Sa mission ? Insuffler sa culture de la gagne à la talentueuse “génération dorée”, toujours à la recherche d’un premier trophée.

Bon à savoir

● La Belgique compte 9 buteurs différents lors du Mondial 2018 (Mertens, Romelu Lukaku, Eden Hazard, Batshuayi, Januzaj, Vertonghen, Fellaini, Chadli et De Bruyne), seules la France en 1982 et l’Italie en 2006 en ont totalisé plus sur une même édition d’un Mondial (10 buteurs différents).

● La France a préservé sa cage lors de 3 de ses 4 derniers matches, soit autant que lors de ses 10 précédents.

● Eden Hazard est impliqué sur 14 buts lors de ses 14 derniers matches avec la Belgique (8 buts, 6 passes décisives).

Les équipe probables France : 1-Hugo Lloris; 22-Benjamin Pavard, 4-Raphaël Varane, 5-Samuel Umtiti, 21-Lucas Hernandez, 13-N’Golo Kanté, 6-Paul Pogba, 10-Kylian Mbappé, 7-Antoine Griezmann, 14-Blaise Matuidi, 9-Olivier Giroud.

Belgique: 1-Thibaut Courtois, 5-Jan Vertonghen, 4-Vincent Kompany, Thomas Vermaelen, 2-Toby Alderweireld ; 6-Axel Witsel, 7-Kevin De Bruyne, 22-Nacer Chadli, 8-Marouane Fellaini, 10-Eden Hazard, 9-Romelu Lukaku Arbitre: Andres Cunha (Uru)