Pointes-aux-Sables : Source Internet

Nous sommes au 21e siècle et des autorités, dites compétentes, sont incapables de régler un simple problème de débordement d’un puisard. C’est la réflexion que font des résidents des appartements Guillard, à Morcellement Rey, Pointe-aux-Sables. Comme le démontre la photo qui accompagne ce texte, une eau nauséabonde déborde d’un bloc d’appartements et envahit en permanence la rue d’à côté. Et, malheureusement, c’est une tabagie très achalandée dès les petites heures du matin qui en subit pleinement les effets néfastes. Les passants sont, eux, condamnés à faire de la gymnastique tout en ayant à l’oeil les automobilistes discourtois qui, au passage, roulent de façon à les éclabousser.

La tenancière du petit commerce et ses parents ont beau multiplier les moyens pour aider leurs voisins à enjamber l’eau putride chaque jour, comme l’installation de planches ou de palettes, le problème ne fait qu’empirer.

Du coup, de nombreux habitants du quartier se sont ligués pour rédiger une pétition qui a été adressée à la Corporation municipale de Port-Louis et au ministère de l’Environnement et de la Qualité de la Vie. Les pétitionnaires disent espérer que, cette fois, ces deux autorités vont enfin prendre des mesures pour effectuer les réparations nécessaires. Ce terme s’impose effectivement dans ce cas, parce que le problème — qui fait peser des menaces sérieuses sur la sécurité routière et sur la santé des gens — ne date pas d’hier. Les archives de presse sont là pour témoigner que le débordement du puisard a commencé presque assez rapidement après la construction des appartements concernés. Soit, sans exagérer, depuis une vingtaine d’années bien comptées.

Certes, les résidents des appartements concernés ont une part de responsabilité dans la persistance du problème. Non organisé dans un syndic (malgré les provisions de la loi en matière d’habitation collective), chacun semble compter sur son voisin pour remédier à la situation. Mais c’est vers la Corporation municipale, en premier lieu, puis vers les ministères de l’Environnement et celui de la Santé que les doigts se pointent. D’abord, vers la corporation, car il est manifeste que la section municipale responsable de délivrer les permis de construction à Port-Louis n’a pas veillé convenablement à ce que le promoteur des appartements respecte les normes environnementales et aujourd’hui elle s’en lave les mains. D’ailleurs, ce promoteur a disparu de la circulation. Ensuite, les deux ministères précités font la sourde oreille aux doléances qui, non seulement proviennent des résidents eux-mêmes, mais de l’ensemble des habitants du quartier.

En réalité, tous ceux qui chaque jour doivent, en sortant ou en rentrant chez eux, patauger dans une eau fétide, ne savent plus s’ils ont affaire à des autorités incapables de faire leur devoir de protection civile ou, tout bonnement, à de la négligence…