La candidate du Mouvement Patriotique (MP)à la partielle au No 18, Tania Diolle, a condamné les diverses attaques à son encontre et  son parti en moins d’une semaine. « Les actes d’intimidation constituent une corruption du processus électoral » selon elle lors d’un point de presse, hier. Commentant le dernier remaniement ministériel, elle s’est dite d’avis que « cela n’entraînera pas un nouveau souffle et le “mood” ne va pas changer ». Elle a toutefois tenu à saluer l’accession d’une femme au front bench de l’Assemblée nationale. La candidate du MP a par ailleurs dénoncé « les politiciens qui font appel à l’émotion des Mauriciens » suite aux « propos condamnables de l’ex-ministre Soodhun ».
Piratage de son compte Facebook, banderoles enlevées et « mots obscènes » sur les posters du MP sont les attaques rapportées par Tania Diolle qui se seraient produites en moins d’une semaine, et qu’elle qualifie de « corruption du processus électoral ». Elle reprend : « Dans une démocratie, les élections sont censées se dérouler sans ce type d’attaques. » Et de condamner « ceux qui empêchent leurs adversaires de participer à un même niveau qu’eux ». La commission électorale, dit-elle, « a un rôle à jouer dans un tel contexte ».
C’est plus précisément à Bar-Venise et à Cité Père Laval que les incidents susmentionnés se sont déroulés. « Nous remercions les habitants qui nous ont avertis et nous donnerons une déposition à la police. Nous ne sommes pas terrorisés. »
S’agissant du remaniement ministériel, elle se dit convaincue que « cela n’apportera pas un nouveau souffle », ajoutant : « Le “mood” ne changera pas. Les Mauriciens en ont ras le bol et beaucoup sont en attente des élections générales. » Pour elle, le remaniement a « apporté tellement de tensions au sein du gouvernement ». Malgré le fait « qu’il y a eu une ministre sur laquelle pèsent des allégations », elle a tenu à saluer la présence d’une femme au front bench, « chose qui aurait dû être faite depuis longtemps ».
Dans le sillage de l’affaire Soodhun, la candidate du MP estime qu’en dépit du fait qu’on ait « pu calmer les esprits », grâce notamment au cardinal Piat et à l’évêque Ian Ernest, « il y a des politiciens qui font appel à l’émotion, ce qui peut être dangereux ». Or, selon elle, « ce n’est pas le moment de faire appel aux émotions primaires ».
Tania Diolle estime « hypocrite » la demande de certains politiciens d’enlever les oriflammes « car eux-mêmes ont couvert Quatre-Bornes » d’oriflammes. « Nous, nous l’avons fait seulement devant notre QG et nous avons placé des billboards. » Selon le MP, des personnes âgées ont exprimé leurs appréhensions de devoir emprunter un escalier pour aller voter. « Ce n’est pas démocratique qu’à cause de cette raison, elles ne puissent pas aller voter. Nous aborderons cette question avec la Commission électorale. »