Dans un communiqué émis dans le sillage des résultats de la partielle du 17 décembre dernier dans la circonscription de Belle-Rose/Quatre-Bornes, le Mouvement Premier Mai (MPM), dont l’un des principaux animateurs est Jack Bizlall, a défini sa stratégie politique en perspective des élections générales de 2019.

Le MPM affirme, dans son communiqué le 23 décembre, que sa stratégie politique est « de continuer sans relâche comme une force politique extraparlementaire ». Le communiqué précise qu’« avec les résultats des élections au N° 18, nous ambitionnons de nous construire pour aussi agir comme force politique parlementaire ». Le MPM soutient que le parti ainsi que ses militants ont « œuvré pendant des années » comme « force politique agissante extraparlementaire » et que leur bilan sur le plan politique et social est « très grand ».

L’activiste social Jack Bizlall souligne que « nous avons tout fait pour que notre société développe un Fonds Commun de Civilisation (FCC) ». Ce concept de FCC, Jack Bizlall le définit et le décline en 14 axes : la sécurité d’emploi, la semaine cinq par huit, la pension universelle, le salaire minimal national, la protection sociale universelle — « le bilan du travaillisme et du militantisme sur ce plan est fantastique », commente le MPM —, la santé gratuite et l’éducation pour tous. « Nous avons aussi milité pour qu’avancent la liberté de la personne humaine, la liberté citoyenne, les libertés des collectifs humaines, les droits, la démocratie, les institutions et les lois non liberticides de la République », poursuit Jack Bizlall. « La liste est longue et une publication sera faite à cet effet », indique-t-il.

Toutefois, poursuit Jack Bizlall, cette définition de FCC ne serait pas complète si le concept d’« adhésion universelle » n’y est pas compris et admis. « Cela implique que l’ensemble de la société doit être entièrement d’accord avec ce FCC. Que les personnes soient de gauche ou de droite, capitaliste ou prolétaire », précise-t-il. Dans le contexte, l’activiste social argue qu’il faut « impérativement » trois projets pour faire avancer la civilisation. D’abord une nouvelle Constitution dans le cadre d’une deuxième République. Puis, un nouveau système d’éducation construit sur « l’assertion » (autonomisation, NdlR) des individus et des collectifs d’hommes et de femmes. Et enfin une stratégie destinée à mettre l’économie au service du social.

De cette base, le MPM prévoit de participer aux élections générales de 2019, et ce « sous la bannière du MPM ». Jack Bizlall souligne que cela sera fait « sur la base d’une stratégie de création d’une deuxième force politique et de la lutte électorale à trois ». L’activiste social détaille ensuite des projets du MPM pour 2018 (voir encadré).