« Le PRB a failli à sa tâche. » C’est ce qu’a décrié la MSIRI Manual Workers Union lors d’un point de presse jeudi. D’après son président, Biltoo Sateedanand, alors qu’un Memorandum of Understanding (MoU) a été signé avec le gouvernement en mars 2012, lequel mentionne que « la MCIA (Mauritius Cane Industry Authority) shall discuss with concerned Unions on terms and conditions of employees before submission to PRB », tel n’a pas été le cas. À la sortie du rapport PRB de 2013, « à notre surprise, nos salaires ont été revus à la baisse sans nous avoir consultés ». Après un “Salary Commission Report” en 2015, les employés concernés ont reçu un “converted salary” en attendant le rapport PRB 2016. Mais à la publication de celui-ci, « quelle n’a pas été notre consternation en apprenant que le rapport a renvoyé la balle au management de la MCIA… ». Le syndicat demande au gouvernement qu’en attendant la MSIRI Act, « le MSIRI soit détaché de la MCIA afin d’être autonome et de décider des termes et conditions de travail des employés ».
Alors qu’un MoU avait été signé entre la MSIRI Manual Workers Union et le gouvernement en mars 2012, dans lequel, il était précisé que « the point of entry of an employee in the salary scale of the MCIA shall be equivalent to the post held before his transfer to the MCIA » et que « the MCIA shall consult and discuss with concerned unions on terms and conditions of employees before submission to PRB », le syndicat dit avoir été « surpris de voir, à la sortie du rapport PRB en 2013, que les salaires des employés du MSIRI avaient été revus à la baisse et une partie convertie en pension », ajoutant : « Nous avons, de fait, rejeté le rapport. » Pour Biltoo Sateedanand, étant donné que la MCIA Act stipule que les termes et conditions des employés « shall not be less favorable » que ceux de leur précédent emploi, (Ndlr : le MSIRI est passé sous la MCIA), « nous avons fait savoir au gouvernement que le MoU n’a pas été respecté ». Suite aux doléances du syndicat, le Conseil des ministres décide qu’un autre rapport soit publié, soit le “Salary Commission Report” préparé par le PRB. Ledit rapport sort en 2015 mais « l’exercice est renvoyé » à la publication du rapport 2016. « En attendant, le gouvernement décide de nous accorder un “converted salary”. » Mais, lorsque sort le rapport de 2016, « à notre grande surprise, la balle est renvoyée au management » de la MCIA. « On nous a forcé la main pour signer l’Option Form, mais quel salaire aurons-nous ? Aurons-nous une augmentation ou nos salaires seront-ils basés sur la révision salariale de 2013 ? », se demande le syndicat. Pour le président, « le PRB a failli à sa tâche ». Il reprend : « Nous demandons au gouvernement que le MSIRI soit administrativement détaché de la MCIA en attendant la MSIRI Act. Ainsi, nous pourrons être autonomes et revoir les termes et conditions des quelque 141 employés. »
La MSIRI Manual Workers Union juge par ailleurs « inacceptable que les employés du MSIRI, surtout les travailleurs manuels, ne soient pas couverts par un plan de pension alors que tel devrait être le cas selon la Pension Act » Et d’ajouter : « Actuellement, il y a 93 employés qui ne sont pas couverts (…) Nous ne comprenons pas comment une section des employés ont droit à une augmentation, à l’instar du HR manager, qui a perçu une plus grande augmentation qu’un HR manager du ministère de l’Agro-industrie. D’autant plus que cette personne, maintenant que le MSIRI sera détaché de la MCIA, n’aura à gérer que quelque 300 personnes. »