MSM : « Un Draft Billplutôt qu’un White Paper » souhaite Pravind Jugnauth 

Pravind Jugnauth et Nando Bodha  lors d’un point de presse samedi

Le leader du MSM, tout comme d’ailleurs l’ensemble de l’opposition, souhaite que le Premier ministre présente l’ébauche d’un projet de loi à la place d’un Livre blanc sur la réforme électorale. Pravind Jugnauth a fait cette suggestion après avoir évoqué les trois thèmes sur lesquels il avait convoqué la presse samedi à sa conférence de presse hebdomadaire, à savoir le Varmagate, la situation à la CNT et l’économie du pays.
Sur le Varmagate, Pravind Jugnauth dira d’emblée que tout tourne autour du concept « Pouvwar dan nou lamin – tou kapav aste/vande ». Il constate qu’au fil des jours, l’on comprend mieux les ramifications de cette affaire. « Si o depar bannla finn sey tout sort kalite zafer, zot finn pran lalwa gan zot lamin, sey aste temwin. Alor ki rol enn Attorney General se vey o respe de la lwa, limem li al kont lalwa. Se sinema à la Bollywood ! Avek inplikasion bann pros ar PM ek PMSD, se enn konplo au some de leta », dit-il.
Passant au deuxième item, Pravind Jugnauth est d’opinion que l’état des choses à la CNT traduit l’incompétence et l’amateurisme qui prévalent à ce niveau. En 2007, rappelle-t-il, le gouvernement a tout entrepris pour que la corporation importe 100 autobus d’une certaine marque. En 2009, la direction voulait garder au garage tous ces véhicules parce que les pièces de rechange n’étaient pas disponibles. Le ministre responsable de ce dossier, Anil Baichoo, devenu entre-temps vice-Premier ministre, décide de faire la sourde oreille. La veille de l’accident de Sorèze, continue le leader du MSM, le chauffeur de l’autobus impliqué avait demandé à rentrer au garage.
Le leader du MSM se demande pourquoi les rapport rédigés l’un par le Workshop Engineer et l’autre par les techniciens indiens que le gouvernement avait fait venir le lendemain de l’accident n’ont pas été publiés. Il soupçonne le gouvernement d’avoir un agenda caché qui consiste à mettre la CNT à genoux, ce qui déboucherait sur la vente pure et simple de la Corporation nationale de transport.
En ce qui concerne l’économie, Pravind Jugnauth est d’avis que le gouvernement procède par une manipulation des chiffres, en présentant une certaine situation qui ne refléterait pas la vérité. « Aujourd’hui, le taux de croissance est déplorable. Il est constamment révisé. Le moral des entrepreneurs est au plus bas. Pour l’instant, la priorité est de développer l’affairisme, alors qu’il y a 52 000 chômeurs, dont une majorité de jeunes et de femmes. Il n’y a aucune mesure qui est mise en place pour le résorber le chômage. Pour corser le tout, il y a des divergences entre le ministère des Finances et le gouverneur de la Banque centrale », dit-il.
Finalement, évoquant la réforme électorale, Pravind Jugnauth se dit « fatige ar koze reform ». « Tou kalite exper pe vini, ena finn mor, san ki kiksoz de konkre finn resi soumet », déclare-t-il. C’est pour cela qu’il préfère avoir l’ébauche d’un projet de loi, qui permettrait à tous, députés comme membres du public, de faire des commentaires, selon les délais à respecter.