Intervenant hier en fin de soirée à la salle du conseil de la municipalité de Port-Louis lors d’un congrès du Muvman Liberater, Ivan Collendavelloo, le leader du parti, a exprimé sa « solidarité » avec le Commissaire de Police (CP), Mario Nobin. Et ce, dans le cadre de la controverse suscitée par la récente arrestation du député travailliste, Shakeel Mohamed, dans le sillage de la réouverture de l’enquête policière sur le triple assassinat de la rue Gorah Issac en octobre 1996. Les autres orateurs ont été sur la défensive par rapport aux critiques populaires touchant l’action gouvernementale de l’Alliance Lepep.
« Nou pa finn donn okenn instriksion… Pe fer krwar ki ena interferans politik. Ni mwa, ni Xavier-Luc Duval, ankor mwin sir Anerood Jugnauth, finn donn instriksion Komiser polis. Nou krwar dan l’indepandans la polis. La polis pe swiv bann prosedir », a martelé le leader du Muvman Liberater (ML), Ivan Collendavelloo, à la salle du conseil de la municipalité de Port-Louis hier. Il commentait la controverse autour de l’arrestation lundi du député travailliste, Shakeel Mohamed, dans le sillage de la réouverture de l’enquête policière sur l’affaire Gorah Issac. « Mo exprim mo antier solidarite avek le CP. Mo pa kone sipa ena prev ou pa, me mo kone ki tou lanket la polis bizin fer dapre bann prosedir », a-t-il insisté.
Dans ce contexte, le leader du ML a déclaré qu’il est lui-même contre le principe d’accusation provisoire (provisional charges). Il n’a pu alors s’empêcher d’égratigner l’ancien Premier ministre. « Ramgoolam inn o pouvwar 10 zan ? Se parski sa ti pe servi li », a-t-il lancé. Ivan Collendavelloo a alors cité l’arrestation de Roshi Bhadain et de Ravi Rutnah sous l’ancien régime.
Par ailleurs, le ministre des Services publics a ensuite profité de l’occasion pour annoncer de prochaines créations d’emplois dans le secteur des énergies renouvelables. Le leader du ML a réaffirmé sa conviction que seuls les travaillistes ont peur du projet de loi contre l’enrichissement inexpliqué.
Auparavant, le leader adjoint du ML et ministre de la Santé, Anil Gayan, avait longuement dénoncé « les palabres » entourant l’arrestation de Shakeel Mohamed et les propos tenus par les travaillistes au début de la même soirée, lors de leur meeting à Phoenix. « Zot fer krwar ki lepep nepli ena konfians dan gouvernman e zot dir ki dan 1 an PTr pou dan pouvwar », a-t-il déclaré. Et d’ajouter que quand les travaillistes rencontrent des problèmes ils veulent faire croire que c’est le pays qui a des problèmes. « Kan nou pe netoye, nou pe osi fer developman », a-t-il dit.
Les autres orateurs ont tous été sur la défensive, expliquant entre autres les raisons de la « lenteur » du gouvernement à agir par rapport aux attentes de la population.