Le député travailliste Shakeel Mohamed affirme que si la Natresa a failli à sa tâche, ce n’est pas à cause de son personnel mais des ministres qui se sont succédé à sa tête durant toutes ces années. Il intervenait hier au parlement dans le cadre des débats sur la dissolution de la Natresa. Pour lui, « we should walk away from political nominations » à la tête de toutes les institutions.
Le député rouge a observé que tous les gouvernements qui se sont succédé ont oublié ce qui est important et placé à la tête des organismes semi-gouvernementaux des « nominés politiques ». « We should walk away from political nominations », dit-il, en insistant sur l’importance de recruter des personnes compétentes à la tête de ces organisations. Le personnel de la Natresa, dit-il, n’est pas responsable de la situation et il ne faut pas qu’il soit utilisé comme bouc émissaire pour justifier les lacunes de l’organisme. Il déplore aussi le fait que « le ministre de la Santé ait pris la décision de dissoudre la Natresa sans consulter les organisations non-gouvernementales qui luttent contre la drogue et la toxicomanie ». « It is not the affair of one man or one government », affirme-t-il.
Relevant que le ministre de la Santé a affirmé que les ONG seront impliquées dans cette lutte, Shakeel Mohamed estime qu’elles seront obligées de se plier à certaines exigences et fournir des résultats probants. Or, poursuit-il, de nombreuses organisations font un travail formidable et on ne peut pas réduire leurs efforts et les ramener à une question d’argent.
Il relève que le ministre Anil Gayan a indiqué qu’il y a une hausse du nombre de consommateurs de drogues, dont 133 % chez les femmes, en 2015. Pour lui, la solution n’est pas de dissoudre la Natresa mais d’améliorer ses services. Il soutient que le gouvernement travailliste a fait un travail formidable pour freiner la propagation du VIH/sida et que cela est cité sur le plan international.