Le thème central de la longue conférence de presse de Navin Ramgoolam était évidemment  la crise du conflit PM/Présidente  qui a pris une tournure de guerre larvée avec l’institution d’une commisssion d’enquête par la Présidence de la République.

Réunissant la presse cet après-midi après l’annonce d’une commission d’enquête  afin d’établir les faits concernant les agissements de la Financial Services commission sur l’affaire Sobrihno ainsi que son implication et celles d’autres personnes, le leader des rouges soutient haut et fort que la vérité va finir par sortir un jour ou l’autre.

« Avec cette crise. Le pays est paralysé. Au lieu de gérer le pays, le gouvernement gère la crise constitutionnelle qu’il a lui-même crée. Il se débattent pour rester au pouvoir. Il faut toujours faire passer le pays avant et non leurs intérêts personnels. C’est pourquoi une élection générale éclaircira définitivement cette situation. On ne peut pas laisser notre réputation être ternie à ce point, que ce soit au niveau local, régional ou international, » explique Navin Ramgoolam.

Avec les récents évènements, l’ex-Premier ministre demande de ce fait qu’un tribunal soit établi pour que la présidente puisse venir s’expliquer. Il souhaite également vouloir connaître les Terms of Reference dans son intégralité. L’autre requête de Navin Ramgoolam, était justement la mise sur pied d’une commission d’enquête comme la demande la présidente aujourd’hui. Mais le plus important selon le leader du parti travailliste, c’est que toute la vérité éclate sur les ramifications de l’affaire Sobrinho. « Notre position au parti travailliste, c’est non à l’amendement constitutionnel. Il faut impérativement mettre en place un tribunal, comme prévoit la constitution. Je pense personnellement que tous les mauriciens veulent que la vérité soit révélée sur cette affaire. D’ailleurs, pour que toute la vérité soit faite, il est nécessaire d’avoir une commission d’enquête. Parce qu’un tribunal sera limité sur certains aspects de l’ affaire. Il est d’ailleurs clair qu’il y ait eu un blanchiment massif d’argent, » soutient-il.

Il en a profité pour  réclamer la démission de la Présidente et a réitéré son voeu pour des élections générales anticipées  afin de laisser le peuple remettre de l’ordre à Maurice.