Ne nous bandons pas les yeux !

Certains se perdent en conjectures en se demandant avec appréhension ce à quoi peuvent bien servir au Parlement quelques-uns des mandataires qui déçoivent par un comportement irrespectueux dans un langage souvent impertinent, dépourvu de bonnes manières. Désavantagés, paraît-il, d’asthénie intellectuelle, leurs arguments sans conviction et souvent flous ne convainquent point, et quand la moutarde leur montre au nez, ils se cabrent parfois dans un comportement odieux en se mettant carrément en travers des nouveaux projets du gouvernement pour la modernisation du pays. Décriés à juste raison, ces récents incidents et ces coups de gueule très provocateurs donnent l’impression que certains mécréants ne peuvent soutenir la gageure des responsabilités que leur furent confiées au scrutin électoral.    
À un moment où on espérait que notre Parlement allait souffler tranquillement dans une auguste atmosphère de quiétude avec le dynamisme d’un jeune Premier Ministre, résolu à s’évertuer pour le développement accéléré de Maurice et qu’elle se trouve une place enviée par sa modernisation sur la carte internationale, voilà que sa succession comme chef du gouvernement redevient une pomme de discorde pour certains écorchés d’urticaire. Jalousant, paraît-il, la légitimité de cette succession, ils donnent ouvertement des signes de désertion par manque de coopération et de sincérité au gouvernement.
Mais avec une intellectualité évidente et une détermination à toute épreuve pour moderniser le pays, le chef du gouvernement tient résolument avec fermeté à concrétiser des développements modernes en méprisant ces méchantes insinuations et proposant que la vie politicienne doive se requinquer avec une profusion de nouveaux projets et une vision avant-gardiste pour que l’histoire s’accélère et que le pays puisse avancer selon les normes modernes et surtout qu’on en finisse avec cette drogue infernale pourrissant notre atmosphère.
Le Metro Express, presque déjà en gare, malgré les grogneries intempestives et la belliqueuse jactance des réfractaires désobligeants et à contre-courant conflictuel, ces projets merveilleux demeurent son cheval de bataille et sa concrétisation mettra positivement, espérons-le, le pays sur les rails des grands centres modernes.
Si jamais éventuellement on apprenait avec surprise la démission inopinée, sans raison valable de force majeure, d’un membre du Parlement, on ne pourra s’empêcher de réaliser que cela ressemblerait bien à un vecteur astucieux pour justifier un retrait alambiqué pour se mettre en opposition à l’organisation collectiviste du parlement. Par le manquement à cet engagement, sacré comme un sacerdoce, vis-à-vis des votants à un scrutin électoral, ce ne serait que jeter l’éponge avant la fin du mandat sans s’évertuer, corps et âme, comme des mandataires responsables et éclairés, à porter la pierre à l’édifice de la modernisation du pays. Quelle jobarderie contradictoire de vouloir par la suite s’approprier des airs de ténor politique pour fasciner la galerie !
Il ne faut donc pas se bander les yeux mais de bien regarder en face ce tas de trucmuches confus et repoussants qui oppresse le bon fonctionnement de la Chambre et embarrasse le Premier Ministre et son gouvernement.
Sans cibler quiconque à propos de ces derniers événements politiques, on ne peut qu’exprimer avec déférence un profond respect à la liberté de quiconque voulant s’orienter ou non, selon son goût et son choix, pour ou contre la modernisation de certains projets, comme préconisés par le gouvernement. Mais, tout laisse croire, qu’il existe cependant un fort courant approbatif pour la réalisation, sans ombrage, du Metro Express, ainsi qu’au progrès du pays.
De plus, on entend déjà cette opinion qui fait mouche en faveur d’une sanction dans l’éventualité d’un retrait insidieux entraînant une élection partielle avec tout ce que cela comporte comme implications financières à l’État et tout un bouleversement social.
Faudrait-il donc à l’avenir ajouter une clause constitutionnelle pour que tout éventuel démissionnaire ne soit plus autorisé à concourir à une subséquente élection partielle ? Poser la question est déjà y répondre ! Quoique, après tout, cela nous priverait de bien rigoler à entendre le démissionnaire débiter des balivernes et courir comme un dératé vers les électeurs pour solliciter encore des votants par des tromperies pour revenir au parlement !