NELSON MANDELA : Paroles et pensées de Madiba

La philosophie de Nelson Mandela est une source d’inspiration pour l’humanité. Nous y avons puisé quelques citations afin de donner la mesure de ce grand homme d’État et de cœur.

“Accomplir sa mission quand l’histoire nous convoque est la seule chose qui compte et qui n’a pas de prix.”

“L’expérience d’une vie réussie n’est pas à l’aune de la victoire, mais dans le sentiment et la conscience d’avoir été à la hauteur de ses responsabilités.”

“Au cours de ma vie, je me suis entièrement consacré à la lutte du peuple africain. J’ai lutté contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. J’espère vivre assez longtemps pour l’atteindre. Mais si cela est nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir.” (Déclaration de Mandela lors du procès de Rivonia en 1964).

“Il est difficile d’expliquer à quelqu’un qui a les idées étroites qu’être “éduqué” ne signifie pas seulement savoir lire et écrire et avoir une licence, mais qu’un illettré peut être un électeur bien plus “éduqué” que quelqu’un qui possède des diplômes.”

“On m’a souvent demandé : Qui est votre héros ? Je réponds : je ne choisis pas mon héros en fonction de la position qu’il occupe. Mes héros sont ces hommes et ces femmes qui se sont impliqués pour combattre la pauvreté où qu’elle soit dans le monde.”

“Souvent, les révolutionnaires d’autrefois ont succombé à l’appât du gain, et se sont laissés prendre à la tentation de confisquer des ressources publiques pour leur enrichissement personnel.”

“L’honnêteté, la sincérité, la simplicité, l’humilité, la générosité, l’absence de vanité, la capacité à servir les autres – qualités à la portée de toutes les âmes – sont les véritables fondations de notre vie spirituelle.”

“Même aux pires moments de la prison, quand mes camarades et moi étions à bout, j’ai toujours aperçu une lueur d’humanité chez un des gardiens, pendant une seconde peut-être, mais cela suffisait à me rassurer et à me permettre de continuer. La bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher, mais qu’on ne peut jamais éteindre. Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, il est enfermé derrière les barreaux des préjugés et de l’étroitesse d’esprit.”

“L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité. Quand j’ai franchi les portes de la prison, telle était ma mission : libérer à la fois l’opprimé et l’oppresseur. Certains disent que ce but est atteint. Mais je sais que ce n’est pas le cas. La vérité, c’est que nous ne sommes pas encore libres; nous avons seulement atteint la liberté d’être libres, le droit de ne pas être opprimés. Nous n’avons pas encore fait le dernier pas de notre voyage, nous n’avons fait que le premier sur une route plus longue et difficile.”

“C’est auprès de ces camarades que j’ai appris, dans la lutte, le sens du courage. Je n’ai cessé de voir des hommes et des femmes risquer et donner leur vie pour une idée. J’ai vu des hommes supporter des brutalités et des tortures sans craquer, montrant une force et une résistance qui défient l’imagination. J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre.”

“Avec le VIH/sida, notre pays fait face à un désastre incommensurable. Nous devons nous battre avec un ennemi silencieux et invisible qui menace la fabrique sociale de notre société […] Soyez fidèles à votre partenaire et utilisez un préservatif. Donnez à votre enfant de l’amour, des rires et la paix, pas le sida.”

POÈME
Un texte écrit en février 1988. Un poème pour un homme encore en prison à ce moment-là. Un homme dont l’idéal n’a jamais pu être détruit. Ni par les chaînes ni par la haine. Un homme debout.
Merci, Monsieur Mandela !

Amandla !

Ils ont noirci ton horizon
Sans pouvoir effacer ton nom
Les années passent en titubant
L’espoir changera-t-il de camp ?

Ils ont corrompu la justice
Le droit est blanc, l’injure métisse
Et dans leurs veines, rouge est le sang
Charriant la haine, assassinant

Ils ont saboté l’unité
Dans des combats de vanité
Un jour viendra où tes enfants
Changeront de cap en les chassant

Ils croient régner sur ta mémoire
Trace blanche sur un tableau noir
L’or possédé les rend puissants
Leurs procédés sont révoltants

Ils ont cloîtré ton univers
Leur monde à eux tourne à l’envers
Pourront-ils peindre en blanc tout c’temps
Qui se consume en faux-semblants ?

Ils n’ont pas pu souiller tes mots
Tes idées se sont sauvées tôt
Pour enflammer les combattants
De liberté en noir et blanc

Ils croient détruire ton idéal
Le souffle pur, le sang natal
Peut-on briser un rêve d’enfant
À coups de bottes, à bout portant ?

Malgré les chaînes qui t’emprisonnent
L’heure est venue, déjà elle sonne
Tu es le chêne qu’on n’abat pas
La liberté demandée là…
 

Le monde politique se mobilise
Venant des quatre coins du monde, des dirigeants ont convergé cette semaine vers l’Afrique du Sud pour rendre un dernier hommage à Nelson Mandela, dont les valeurs et le combat sont salués quasiment d’une seule voix par toute la planète. La cérémonie nationale a été organisée le mardi 10 décembre au stade Soccer City, d’une capacité de 94,000 personnes, dans le township de Soweto. C’est de cette banlieue noire, proche de Johannesburg, qu’avaient démarré les émeutes antiapartheid en 1976.
Cinquante-trois chefs d’État et de gouvernement ont confirmé leur présence pour ce dernier hommage à Nelson Mandela. Parmi ceux-là, les présidents Barack Obama (États-Unis), François Hollande (France), Joachim Gauck (Allemagne), Dilma Rousseff (Brésil), ou encore le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon. Navin Ramgoolam a aussi annoncé qu’il ferait le déplacement pour l’Afrique du Sud.