Le Directeur des poursuites publiques, Me Satyajit Boolell, est revenu sur les crimes liés aux infidélités dans la Newsletter du bureau du DPP pour le mois de juillet, remettant en question l’article 242 du code pénal mauricien, qui prévoit que l’assassinat d’un conjoint est « excusable » du moment qu’il y a eu flagrant délit d’adultère. Le coupable bénéficiera ainsi d’une peine moins sévère alors que la loi prévoit jusqu’à 60 ans de prison pour des crimes intentionnels. Le DPP soutient que la loi n’est « pas assez explicite », notamment que « the law does not define whether adultery actually meant in the middle sexual intercourse or simply exchanging kisses on a couch ».
Le DPP rappelle que « la trahison, dans un couple, appelle souvent à un besoin de vengeance et amène une personne à commettre l’impensable », ajoutant que le conjoint meurtrier agit en se mettant en tête que « if I can’t have her, no one else should ». Des peines sévères sont pourtant administrées selon les dispositions de la loi pour des meurtres ou des assassinats, indique Me Satyajit Boolell. Aussi déplore-t-il une « indulgence injustifiée » dans le code pénal mauricien, soit l’article 242, qui prévoit une peine moins sévère pour un crime passionnel lorsque le coupable a pris son conjoint en flagrant délit d’adultère. La peine qu’il encourt va alors de 10 jours à 10 ans de prison, ce qui pourrait causer « une certaine consternation » dans les esprits. « The situation remains untenable even if the maximum sentence is 10 years when it should have been 60 as envisaged in cases of intentional killing », soutient le DPP. Ce dernier trouve ainsi que l’article 242, basé sur la loi romaine, « manque de clarté ».
Pour finir, Me Satyajit Boolell rappelle, en raison de ces nombreux crimes passionnels, « that it should  nevertheless be clearly understood in the present context that no one (male or female) owns or possesses his or her spouse or partner ».