Né un 26 février 1975 à Adelaide, Noel Callow n’est pas un inconnu des turfistes mauriciens pour avoir marqué de son empreinte le premier week-end international qu’a orginisé le Mauritius Turf Club. C’était en décembre 2007. Ses montes sur Flavius et Matthews Own pour le compte des écuries Serge Henry et Gujadhur respectivement furent synonymes de victoire au décompte final. Il devrait remettre ça en 2012 quand il pilota trois gagnants (Please To Progress, Assogia Wood et Acuppa) pour offrir le titre à l’équipe Hémisphere Sud dont il faisait partie avec son compatriote, le non moins célèbre Hugh Bowman et le Sud-Africain Johnny Geroudis. En 2015, ce n’est ni plus ni moins qu’un troisième titre que cherche King Callow qui avec Dominic Tourneur, défendra les couleurs de l’Australie.
Agé de 40 ans, Noel Callow a pris du temps avant de se faire une place au soleil. Si ses débuts furent assez difficiles, c’est à la force de ses poignets qu’il finit par passer de l’ombre à la lumière. Bénéficiant de la confiance des entraîneurs, celui qu’on surnomme King Callow ou Punters’ Pal remporta ses premières courses de groupe dans la Cité et termina parmi les cinq premiers à Victoria où il fut sacré champion en 2002. Justement, d’où vient ce sobriquet de King Callow? Il provient du principal concerné lui-même. Ce fut après sa victoire sur Benicio dans le Derby. L’Australien avait auparavant monté une mauvaise course sur Queen Of The Hill et l’entraîneur de la jument, Lee Freedman, n’y est pas allé de main morte, accusant l’Australien d’avoir « butchered » son coursier alors que le champ n’était constitué que de cinq partants. Revenant à de meilleurs sentiments après la victoire de Benicio, l’entraîneur devait lui lancer un « All’s forgiven! » N’en démordant pas, Callow devait lui répondre: « All’s forgiven? Is that any welcome back for a jockey who has just given you your 108th Group I success, and in a blue riband $1,5 million event on one of the world’s great race days? You can call me King Callow now.»
A noter que Callow avait fait une parenthèse dans sa carrière lorsqu’il s’envola pour les Etats-Unis pour travailler dans une bottle shop. De retour au pays deux ans après, il rechaussa les étriers et à la faveur d’un travail assidu, il parvint à décrocher un contrat à Singapour où il devait connaître une bonne dose de réussite. Du reste, il jouit d’une très bonne réputation dans le sud-est asiatique. À Maurice, en sus de sa participation aux journées internationales,  Noel Callow a eu une fructueuse association avec l’écurie Gujadhur dont il a défendu les couleurs en 2012 (15 gagnants en 67 montes), 2014 (11 gagnants en 61 montes, dont la Duchesse avec Bulsara) et en 2015 (6 gagnants en 29 montes). Pas plus tard que samedi dernier, il a piloté trois gagnants au cours d’une journée qui a vu son écurie remporter cinq des huit courses au programme.
S’il nous a déjà gratifiés de quelques montes époustouflantes, Noel Callow s’est aussi attiré les foudres de nombreux turfistes pour ses prestations pour le moins suspectes sur quelques chevaux depuis son retour au Champ de Mars. Pas plus tard que mardi dernier, il fut sanctionné par les Racing Stewards pour slack riding sur le cheval Yoda Man qu’il pilotait lors de la 33e journée.
Personnage excentrique qui peut parfois agacer la communauté des turfistes si ce n’est son entourage, Noel Callow a l’avantage de connaître les rouages du Champ de Mars. Ce qui lui donne déjà une longueur d’avance sur ses adversaires.