Selon le leader des mauves, Paul Bérenger,  l’acting president de la République « a trahi la population mauricienne ». Il commentait la nomination de Me Ammanah Ragavoodoo à l’Electoral Supervisory Commission et l’Electoral Boundaries Commission, ce matin lors de sa conférence de presse hebdomadaire du MMM à Ébène.

Il a soutenu que cette nomination « affaiblit la crédibilité » de cette institution. « C’est inacceptable et honteux. C’est une répétition du cas Ory avec les mêmes arguments, malgré les contestations de tous les partis de l’opposition. C’est une vraie trahison! », déplore-t-il.

Le leader du MMM est convaincu qu’il y a eu une « pression » dans cette nomination. Toutefois, il avance qu’il « ne conteste pas la compétence » de Me Ammanah Ragavoodoo, mais sa « proximité » avec le chef du gouvernement. « Li trist, e li enn rekil », a-t-il déclaré.

Il est également revenu sur une éventuelle démission de certains membres de l’Electoral Boundaries Commission. « Je lance un appel et demande aux membres de ne pas démissionner surtout au moment de cette nomination. Il faut tout faire pour préserver la crédibilité de la commission électorale et du commissaire électoral », a-t-il lancé.

Dans ce même registre, il déplore les agissements et « dérapages » du leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, dans toute cette affaire. Selon Bérenger, XLD est complètement « misguided ». Il est d’avis que l’Electoral Boundaries Commission n’est pas à blâmer. « Un leader de l’opposition doit donner le bon exemple. Nous devons tout faire pour préserver la crédibilité de ces institutions, j’espère que ces insultes vont prendre fin ». 

Cette rencontre a aussi été l’occasion pour Paul Bérenger de revenir sur la grosse saisie de drogue de 110 kg à Grand-Baie, mardi dernier. « C’est louche ce qui s’est passé avec cette saisie. C’est une mise en scène, un show grotesque », a-t-il lancé avant d’ajouter, « ceux qui ont été arrêtés sont des exécutants. Le point clé c’est les commanditaires. Jusqu’à présent ils n’arrivent pas à identifier le propriétaire de ce speed-boat. Quand vont-ils mettre de l’ordre dans les prisons et la police ? Quand le chef de l’ADSU va faire son travail comme il se doit, afin de mettre fin à la mafia de la drogue ? », s’interroge-t-il.