L’exercice de nominations en marge du recrutement interne au sein de différents départements de cette entreprise, effectué récemment, provoque des grincements de dents. Pour cause, nombreux sont les employés qui estiment avoir été lésés pour ces postes, qui ont paru dans la presse dans un premier temps, qui ont été revised, selon eux. Cela pour que certains employés proches d’un parti au pouvoir, sans expériences nécessaires, puissent être éligibles et y accéder. Il existerait même des tailored jobs, disent les employés.
Si bien devant  ces irrégularités, les exercices de recrutement interne ont été gelés et devraient désormais passer par le bureau du Premier ministre, affirment-ils. Les employés lésés indiquent que parmi ces récentes nominations figurent, qui plus est, certains promus qui ont été pris en faute dans leur travail sans qu’aucune sanction ne soit prise contre eux. Dans d’autres cas, notamment au niveau du département Hazards Tracking, ce sont des personnes qui n’ont pas encore atteint cinq années de service, dont certaines n’ayant effectué que deux ans, ont été promues sur le dos de leurs collègues qui, eux, disposent de plus de cinq ans d’expérience.
Idem au niveau d’autres départements dont celui de la sécurité et des Fire Services. La majorité des personnes qui sont employées viennent d’une même circonscription, soit le N°18, avancent les employés, qui déplorent la frustration généralisée parmi le personnel d’AML. D’autant que, selon eux, leur syndicat n’agirait plus en faveur des employés mais pour leurs propres intérêts, cela depuis que sept des membres d’Airports of Mauritius Ltd employées Union (AMLEU) ont également été promus. Selon les Employes, «la mérotocratie ne prime pas à AML». C’est dans cette optique que, «pour dignement défendre le droits des travailleurs», un nouveau syndicat a  vu le jour, Airports of Mauritius Ltd Workers Union, qui englobe désormais tout le personnel de l’aéroport.
Le personnel frustré craint de se rendre à l’ICAC pour dénoncer ce qu’il estime des maldonnes au sein d’AML, appréhendant un “management vengeur”. “Aujourd’hui le staff a perdu toute confiance en l’administration d’AML. Nous pensions qu’avec le nouveau gouvernement et l’arrivée du CEO Romesh Bhoyroo nous aurions eu des changements, en vérité c’est la même affaire. C’est comme sous l’administration de l’ancien CEO Serge Petit, mais en grand format. Oui, il y a changements, mais les choses sont pires”, disent-ils.