NOUVEL ALBUM - IDANTITE DE ZILWALA : Sur les pas de Kaya

Formation émergente, Zilwala sort son premier album, Idantite, le 10 août. Scope a rencontré Didier Armel, le chanteur du groupe, pour en savoir un peu plus sur cet album.
La musique de Zilwala a une saveur roots et nous fait faire un retour en arrière. Didier Armel, connu sous le nom de Zion, présente son premier album, Idantite. “Nous jouons du seggae, mais avec moins d’instruments. Nous n’avons pas utilisé de clavier, de synthétiseur ou de trompette. Nous avons misé sur des instruments comme la ravanne, le triangle et la maravanne.”
Zilwala existe depuis 2016. “Avec mes amis, nous jouons ensemble depuis sept ans et nous n’avons pas vraiment eu de nom de scène. Il fut un temps où nous étions connus sous le nom de Metis.”

“Le seggae, mon identité”.
L’album démarre en douceur avec Seggae mo lamizik, une chanson en hommage à Kaya. “Il a été ma source d’inspiration tout au long de ma carrière. J’ai souvent joué avec Azaria (le fils de Kaya) et j’ai eu le soutien de la famille Topize pour mon album. Quand j’étais gamin, mon père m’emmenait souvent aux concerts de Kaya”, confie le Vacoasien. “J’avais envie d’amener ma musique au-delà de ce qu’elle était autrefois. Le seggae, c’est mon identité.”
Le titre Idantite laisse entendre un son jazzy et reggae. Un son qui fait appel au peuple mauricien. “Je ne comprends toujours pas pourquoi nous sommes si divisés. Dans cette chanson, je parle des couleurs du quadricolore : le rouge du sang, le bleu des lagons, le jaune du sable et le vert de la nature. Je souhaite que nous ne soyons plus divisés.”
“L’album a pu être réalisé suite à l’enregistrement du single Idantite. Avneesh Bacha de Zanana Records et Neil Combstock, un producteur britannique qui était de passage à Maurice, m’ont conseillé de ne pas m’arrêter là et de faire un album.” Le rêve est devenu réalité. “Idantite sort le jour de l’anniversaire du roi de seggae, le 10 août. Il sera disponible sur Deezer et iTunes à partir de cette date et sera officiellement sur le marché mauricien le 15 août”, confie celui qui adore les chansons engagées.

Des débuts à 19 ans.
À 36 ans, le chanteur à la voix suave se confie : “Ce n’était pas gagné d’avance. Il a fallu attendre longtemps afin que les démarches auprès du ministère aboutissent. Quand on est artiste, il faut savoir mettre son orgueil de côté; autrement, il est difficile d’avancer. Avec Jean Noël Sardes (le batteur), Jimmy Serret (le bassiste), Nicolas Duval (le guitariste), Lionel Chellia (le percussionniste) et Coralyne Cerdor (la choriste), nous sommes comme une famille. Notre cohésion nous permet d’avancer et d’exister.”
Cilaos, un des titres de l’album au rythme de maloya, nous fait penser à son premier single lancé en 2014, Liberte esclave. Didier Armel nous raconte qu’il a commencé la musique à l’âge de 19 ans. “Je jouais de la batterie au sein d’un groupe au collège Eden de Port-Louis. J’ai toujours joué du seggae mais je ne chantais pas. Ce n’est que plus tard que j’ai commencé à chanter. Je faisais énormément de reprises de Bob Marley et de Kaya. Mes proches et mes amis me disaient que ma voix les transportait, d’où mon surnom Zion”, raconte le jeune homme, dont la mère est chanteuse et le père bassiste.
Pendant quatre ans, il a fait partie de Roots Reggae Revolution. “Chacun a ensuite fait son chemin.” Didier Armel a commencé à se produire pendant les fêtes, au Festival Kreol en 2014 aux côtés de Ti Ras. Il a participé à l’album Mr Love de Ludovic Lamarque sur la chanson Share u my world et a fait la première partie de Ras Natty Baby durant Seggae Experience.
En attendant le 10 août pour la sortie d’Idantite, Zion nous annonce qu’il sera bientôt en studio pour enregistrer une chanson avec le groupe Minanzi Mbira Band, le groupe sud-africain actuellement en tournée à Maurice. “J’espère aussi faire des featurings avec d’autres artistes mauriciens et internationaux.”