Les jeunes en situation d’échec scolaire ont désormais l’espoir d’un renouveau. Pour eux, il y a eu la mise en place du Projet Employabilité Jeunes (PEJ), soit le premier programme d’intégration mis en place par la Fondation Espoir Développement. À cet effet, le PEJ a ciblé des jeunes de 16 à 22 ans déscolarisés, issus de milieux vulnérables. La remise des certificats aux jeunes du PEJ, promotion 2015/16, a eu lieu hier matin à l’auditorium Octave Wiehé, à Réduit, où l’emphase a été mise sur l’employabilité à l’intégration professionnelle.
Pionnier du CSR à Maurice, c’est en février 1999 que Beachcomber lance la Fondation Espoir Développement (FED), devenant ainsi le premier groupe à Maurice à mettre en place une structure pour assumer et assurer sa responsabilité sociale. Son rôle étant d’aider à l’insertion des plus démunis en leur offrant des moyens de se prendre en charge. Rien que pour la promotion de la cuvée 2015-16, ils sont 136 jeunes à avoir reçu leurs diplômes cette année. De plus, une innovation a eu lieu car la PEJ a proposé aux apprentis de la nouvelle cuvée affectés dans les départements de cuisine, restauration et “housekeeping”, une formation National Certificate 2 (NC2). En sus de leur formation classique du PEJ, les  stagiaires ont aussi suivi des cours en collaboration avec la Beachcomber Training Academy (BTA) et le MITD (Mauritius Institute of Training and Development). Quelque 120 étudiants ont suivi des cours en National Certificate 2 et passeront leurs examens fin avril. Ceux qui passeront haut la main l’épreuve seront sponsorisés par les hôtels du groupe Beachcomber pour faire leur NC3 et poursuivre leur apprentissage. Pour rappel, ils sont au nombre de 1 900 filles et garçons à avoir suivi cette formation, dont 1 400 ont obtenu leurs diplômes et 900 ont décroché un emploi stable.
Dans son discours, Malenn Oodiah, président de la FED, a laissé entendre que le projet “employabilité jeunes”, qui en est cette année à sa 15e édition, a permis aux jeunes d’avoir une deuxième chance, voire même « d’avoir une réelle opportunité pour les rendre employables et, par la même occasion, leur permettre de gagner dignement leur vie ». Il poursuit que la FED « a refusé de tomber dans l’assistanat, qui n’est porteur d’aucune solution réelle ».  
 
Accompagnement et formation
Malenn Oodiah a exprimé sa fierté aux jeunes récipiendaires : « Avoir un certificat, c’est avoir un passeport, et je souhaite que vous l’utilisiez pour réussir votre voyage professionnel et personnel. » Par ailleurs, Beachcomber a travaillé sur un plan d’action pour  développer et enrichir les initiatives de la fondation. À l’occasion des 15 ans du PEJ, Gilbert Espitalier-Noël, CEO de Beachcomber – qui est en déplacement à l’étranger –, a fait un discours diffusé sur grand écran à l’auditorium Octave Wiehé. L’occasion pour lui d’insister sur l’accompagnement des jeunes et sur la formation. « Pour ces jeunes qui ont dû arrêter leur scolarité, le PEJ leur a permis d’avoir une nouvelle direction dans leur vie et une nouvelle occasion pour rebondir. Cette année, nous prévoyons de former environ 300 jeunes, ce qui représente 50% de plus que l’an dernier. Nous allons continuer d’augmenter le nombre de bénéficiaires afin de permettre à davantage de jeunes d’intégrer le marché du travail pour s’engager dans l’hôtellerie comme dans d’autres secteurs clés. » Pour rappel, le cursus du PEJ englobe des thèmes visant à permettre aux participants de se valoriser et d’acquérir des valeurs  sociales, de même que des modules qui les aident à se familiariser avec la langue française et anglaise, tout en acquérant des notions de bases en mathématiques. Au final, la formation théorique est finalisée par des stages en entreprises. Deux  formateurs, Frédéric Augustin et Carole Thomas, accompagnent ces jeunes tout au long de leurs stages afin de les aider à s’adapter au monde de l’entreprise.