Perte de Rs 1 milliard en 2019

Le groupe sucrier dirigé par Jacques d’Unienville vient de publier ses comptes audités pour l’année financière qui s’est achevée le 31 décembre 2019, soit une période antérieure à la crise du coronavirus. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de Rs 4,5 milliards, comparé à Rs 4,2 milliards en 2018. Cependant, au final, son Statement of Comprehensive Income montre qu’Omnicane a creusé ses pertes après impôt à Rs 1 milliard en 2019, contre Rs 402,3 millions en 2018.

Ces pertes nettes ont été réalisées malgré une bonne performance du groupe l’année dernière, avec des bénéfices opérationnels de Rs 358,6 millions, comparé à Rs 23,9 millions en 2018. Omnicane a dû essuyer ces pertes en raison de circonstances exceptionnelles, répertoriées comme un « non-recurring item » de Rs 1 milliard dans son bilan financier. Celui-ci concerne ses opérations au Kenya, qui ont été affectées par un important incendie en 2019, endommageant le convoyeur de bagasse et empêchant la récolte 2018/19. « As a result, the company’s net asset value decreased quite substantially in 2019 and an impairment in respect of our shareholders loan of Rs 632 M had to be recorded », note la direction du groupe. Omnicane a consenti des investissements au Kenya, dans la région de Kwale, dans un complexe sucrier moderne, qui comprend également une centrale de cogénération ainsi que 5 500 hectares sous culture de canne.

Malgré ce fâcheux événement au Kenya, les opérations à Maurice se sont déroulées plutôt bien. Dans le secteur énergétique, par exemple, la centrale de La Baraque a retrouvé sa production normale en 2019. Pour rappel, la centrale a été touchée par l’orage en 2018, ce qui avait résulté en une production énergétique inférieure.

S’agissant de la situation actuelle, le groupe s’est attelé à veiller à la santé et la sécurité de tous ses employés. Pour ses activités essentielles, qui incluent la production d’électricité et de désinfectant pour les mains et la logistique, il dit avoir suivi à la lettre les directives des autorités.

En termes de gestion de la trésorerie, la direction d’Omnicane observe que la plupart des pays sont maintenant entrés dans une phase de récession et que « le plein effet de la pandémie est difficile à évaluer à ce stade ». Dans ce contexte, la priorité était de prendre les mesures nécessaires pour que le groupe pérennise son « business model » pour traverser cette période difficile. « In this respect, we have obtained the support of our main financiers to defer most of our capital and interest repayments due during the lockdown to September 2020. We have also reviewed the business model of each entity to accelerate our cost optimization programme and delay some of our capital expenditure, whilst ensuring the payment of salaries to all employees », explique la direction.