French President Emmanuel Macron (L) greets Prime Minister of Mauritius Pravind Jugnauth as he arrives at the Elysee palace on December 12, 2017 in Paris, for a lunch hosted by the French President as part of the One Planet Summit. The French President hosts 50 world leaders for the "One Planet Summit", hoping to jump-start the transition to a greener economy two years after the historic Paris agreement to limit climate change. / AFP PHOTO / ALAIN JOCARD

Lors de son intervention au Sommet de Paris sur le climat mardi , One Planet Summit, le premier ministre mauricien Pravind Jugnauth a estimé qu’il était urgent de changer la politique qui rend les pays qui ont évolué vers la catégorie des « upper middle income countries » inéligibles pour les aides internationales. Il explique qu’il est injuste que les petits états insulaires (PIED) soient privé de financement sont paradoxalement ceux qui contribuent le moins à l’émission de gaz à effet de serre alors qu’ils en sont les plus vulnérables. Pravind Jugnauth explique que Maurice, comme d’autres pays insulaires, est victime de son propre succès et fait un appel pour que les décideurs revoient la situation et permettent d’avoir accès aux financements qui devront être flexibles et rapidement accessibles.

Macron appelle à « une mobilisation beaucoup plus forte »

Le président français Emmanuel Macron a estimé mardi, dans un entretien au journal Le Monde publié le jour du sommet sur le climat, qu’une « mobilisation beaucoup plus forte » était indispensable pour contenir la hausse des températures sous le seuil de 2 degrés.

« Nous sommes très loin de l’objectif de l’accord de Paris de contenir la hausse des températures sous le seuil de 2 degrés, et si possible 1,5 degré. Sans une mobilisation beaucoup plus forte, un choc dans nos propres modes de production et de développement, nous n’y parviendrons pas », affirme M. Macron.

« Les engagements internationaux nous placent aujourd’hui sur une trajectoire de 3,5 degrés de réchauffement de la planète », indique-t-il.

L’accord de Paris, signé il y a deux ans durant la COP21, « a été fragilisé par la décision américaine d’en sortir » annoncée par Donald Trump en juin, ajoute M. Macron.

Le chef de l’Etat français a ouvert en début d’après-midi mardi la deuxième session du sommet, qui réunit plusieurs dizaines de dirigeants et chefs d’entreprise sur l’île Seguin, près de Paris.

« Ce qui sauvera le climat, ce ne sont plus des grands sommets diplomatiques classiques, c’est une mobilisation de tous les jours, c’est beaucoup plus de transparence, c’est des aiguillons permanents et c’est l’ensemble des composantes de la société », estime-t-il dans l’entretien.

« C’est exactement pour cela que ce sommet a été conçu. Son objectif est d’allier des messages d’indignation – parce que les gens se sont endormis – et un appel à la mobilisation, l’action concrète. Depuis l’accord de Paris, plein de sujets ont été abandonnés ou laissés en jachère », a développé M. Macron.