OPÉRATION DOBI DE KLAS - CCID : Des images CCTV montrent des journalistes et Husein Abdool Rahim

Le journaliste de L'express Suresh Moorlah a été convoqué aujourd’hui au CCID pour un interrogatoire dans le sillage de l'enquête Dobi De Klas, ayant conduit à la démission de Ravi Yerrigadoo comme Attorney General.
Le whistleblower Husein Abdool Rahim, qui a retourné sa veste en admettant avoir juré un faux affidavit, avait balancé le nom de Suresh Moorlah dans sa déposition à la police. Il a allégué que le journaliste avait collaboré avec le directeur des publications du groupe La Sentinelle, Nad Sivaramen, Yasin Denmamode et Axel Chenney pour monter un faux affidavit « pour faire tomber Ravi Yerrigadoo ». Ces derniers, avec l'avocat Ashley Hurhangee, ont préparé des documents légaux.

Les hommes de l'ACP Devanand Reekoye sont en présence des images des caméras de surveillance rue Pope Hennessy, à Port-Louis, montrant les différents protagonistes se rendant au bureau de l'avocat. De plus, la police soupçonne que Suresh Moorlah était présent à Port Chambly chez Nad Sivaramen alors que le groupe travaillait sur les dossiers que leur avait remis Husein Abdool Rahim. Selon nos renseignements, le journaliste Suresh Moorlah compte rejeter les allégations portées contre lui.
Par ailleurs, l'Executive Chairman du groupe La Sentinelle, Philippe Forget, a lui été convoqué comme témoin dans cette affaire. Le whistleblower a déclaré dans sa déposition l'avoir vu rendre visite à Nad Sivaramen, à Port Chambly, et discuter avec son Directeur des publications. Selon nos renseignements, Philippe Forget, qui est également propriétaire d'un appartement dans cette région, aurait fait comprendre aux enquêteurs n’avoir effectué qu'une visite de courtoisie et « ignorait » le dossier sur lequel le groupe de journalistes travaillait. D'ailleurs, il est repassé chez Nad Sivaramen une deuxième fois, soit la veille de la publication de l'article sur l'affaire Yerrigadoo, sans pour autant se mêler du travail des journalistes. Du côté du CCID, une source proche du dossier avance qu'une inculpation provisoire en justice de Husein Abdool Rahim n'est qu'une question de temps.