L’enquête sur l’Euro-Loan Saga de 1,1 million (Rs 45 millions) dans le cadre de l’opération Goldfinger avec l’ancien ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo, désormais« in the line of fire », se résume à un jeu du chat et de la souris. Sans compter qu’un air du déjà-vu pourrait se faire voir avec une demande d’injonction contre la convocation pour interrogatoire « Under Warning » de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) se confirme. Interrogé par la presse en marge de la cérémonie de prestation de serment du Vice-président de la république, Barlen Vyapoory, à la State House, ce lundi après-midi, le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, a indiqué qu’il est en mode de Wait and See de l’évolution de l’enquête de l’ICAC.
‘Si ena ene Charge kont Vishnu, mo pou dimand li Step Down »,a tout simplement déclaré le Premier ministre à la State House au sujet de l’Euro-Loan Saga, qui défraie la chronique depuis trois semaines. « Beh, li pe konsilté so bann avoka. Nou ava guetté », devait-il ajouter au sujet des tractations sur la convocation pour interrogatoire, servie sur l’ancien ministre des Finances depuis samedi. D’autres sources avancent que les prochaines 24 heures s’avèrent être déterminantes  dans cette affaire.
Vishnu Lutchmeenaraidoo, qui était présent à la réunion du comité parlementaire pour faire une plaidoirie, a brillé par son absence à la cérémonie de prestation de serment du vice-président de la république. Il a saisi cette plateforme parlementaire pour orchestrer  un règlement de comptes et pour essayer de contrer les accusations contre lui. Les échanges ont été des plus virulents avec le Premier ministre intervenant pour demander à son ancien ministre des Finances d’aller s’expliquer devant l’ICAC sur l’Euro-Loan de 1,1 million d’euros avec des intérêts fixes de 1,5%.
Pendant toute la matinée et jusqu’en début d’après-midi, Vishnu Lutchmeenaraidoo  s’était enfermé dans des locaux du ministère des Finances avec ses conseils légaux, dont Me Maxime Sauzier, Senior Counsel, en vue de préparer le rendez-vous avorté de l’ICAC.