L’ex-ministre de l’Environnement Raj Dayal, qui a été inculpé sous le Prevention of Corruption Act, hier, par l’Independent Commission Against Corruption (ICAC), a dû fournir une caution de Rs 15 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 300 000 en Cour de district de Port-Louis. Il répond d’une charge provisoire de « Bribery by public official ». Lors de l’audience, Me Avineshwar Dayal a logé une motion demandant la radiation de la charge provisoire contre Raj Dayal. Il a promis des révélations dans le sillage de son inculpation sans donner de plus amples détails à ce stade.
A sa sortie de la salle d’audience après sa remise en liberté conditionnelle, Raj Dayal, s’adressant à la presse, a déclaré « I’ll be back ». « Pou ena bann revelasyon. Mo pa le desevoir seki finn vot mwa ek finn fer mwa konfians. Mo ena kouraz ek volonte, mo enn profesyonel », a-t-il soutenu.
« En tant qu’ancien commissaire de police, je vous dis qu’il est clair que la mafia s’est infiltrée dans nos institutions. Une personne fichée au niveau d’Interpol comme un swingler a fait une allégation contre un ministre », a-t-il affirmé. L’ex-ministre de l’Environnement a fait ressortir qu’il s’était rendu à l’ICAC pour répondre à toutes ses questions et qu’il avait été autorisé à rentrer chez lui par la suite. « Kuma mo rant kot mwa, l’ICAC dir mwa retourne ek finn ena arestasyon », a-t-il souligné.
De son côté, Me Ajay Daby, conseil légal de Raj Dayal, trouve que les limiers de l’ICAC ont procédé de façon hâtive sans vérifier plusieurs aspects des allégations de pots-de-vin contre une EIA Licence pour le morcellement de Gros-Cailloux avec 294 lotissements. « Alors que la Constitution garantit les droits d’un suspect, il n’y a eu aucune protection des droits de ce dernier. Il y a eu beaucoup de manquements », a-t-il dit. Et de renchérir : « Chaque citoyen doit être au courant des procédures. Il y a eu un abus dans l’application de la loi. A blind application of the law. »
Lors de l’audience d’hier après-midi, le fils de Raj Dayal et également son avocat, Me Avineshwar Dayal, a logé une motion réclamant la radiation de la charge provisoire contre l’ex-ministre pour abus de procédures. Il soutient que l’accusation « is prejudicial to accused in breach of section 10 of the Constitution ». Pour lui, il n’y a « no reasonable suspicion » et les allegations « are vexatious and frivolous, which does not warrant any charge ». Le Prosecutor a objecté à la demande de la défense. Ainsi, la magistrate Nadiyya Dauhoo a renvoyé l’affaire au 18 avril, date à laquelle un représentant de l’Office of the Director of Public Prosecutions devra être dépêché pour les débats sur la motion de radiation de la charge.