Les protestations du samedi 19 mars dans les rues de la capitale visaient les plans de privatisation du port et de la CWA, et de façon plus large les nombreux projets se résumant tout simplement à vendre le pays aux multinationales et investisseurs étrangers.
J’y ai participé aux côtés des syndicats et des mouvements sociaux et écologistes, en tant que citoyenne contestant cette stratégie.
Peu importent le nouvel équilibre mondial et les pays émergents, le fait est là : les puissants se partagent le monde, comme toujours. Aujourd’hui les États, sociétés d’État, banques et multinationales disposant de fonds en abondance visent l’Afrique, l’Asie du Sud-Est et d’autres pays du Sud, notamment Madagascar et Maurice…, et/ou les pays fortement endettés (Grèce), pour y acheter des milliers d’hectares de terres cultivables, de terres « bétonables », des villes, des ports, des infrastructures publiques. Je vous laisse méditer sur le terme de « recolonisation »…
Concernant l’actualité locale, les syndicats sont en première ligne mais j’affirme que ces enjeux concernent tous les citoyens. Nos biens communs sont des actifs qui ont une valeur unique parce qu’ils sont nos propres ressources naturelles (et faut-il rappeler que nos terres sont limitées à 1860 km carrés !), notre patrimoine économique et humain, notre histoire, notre sueur.