Ils se font rares avec l’urbanisation, couplée au climat et aux prédateurs. Les papillons endémiques de Maurice restants sont au nombre de quatre. Il s’agit du Cyclyrius mandersi, du Neptis frobenia, du Papilio manlius et de l’Amauris phoedon. Malheureusement, le Libythea cinyras, qui figurait parmi les papillons endémiques de Maurice, s’est éteint. À Maurice, 25 autres espèces peuvent se qualifier comme indigènes ou migratrices, comme le Phalanta phalantha aethiopica. Finalement, une dizaine d’espèces ont été introduites, à l’instar du Papilio demodocus.
De nos quatre espèces de papillons endémiques qui ont survécu, certaines sont très rares, comme le Cyclyrius mandersi. D’autres sont communes, mais avec une distribution très localisée, à l’instar du Neptis frobenia. C’est une espèce endémique qui affectionne les milieux ombragés, principalement dans ce qu’il reste de nos forêts indigènes.
Le Zizula hylax est la plus petite espèce de papillon de Maurice, avec une envergure des ailes d’environ 15 mm. D’autres espèces, comme le Papilio manlius, grand papillon noir et bleu, ont une plus large répartition à Maurice et se rencontrent encore dans les jardins et dans les forêts. “C’est une espèce dont la larve se nourrit de feuilles de plants de citrus”, souligne Vincent Florens, Associate Professor en écologie à l’université de Maurice. Si la tendance est à la baisse en termes de survie de nos espèces de papillons endémiques, il devient difficile de comptabiliser les populations puisqu’elles fluctuent énormément selon les saisons.