Les mesures budgétaires prises par le gouvernement, dont celles concernant la taxe carbone, semblent avoir eu un effet positif sur le parc automobile. Au 24 novembre, le nombre de véhicules nouvellement enregistrés depuis le début de l’année auprès de la National Transport Authority (NTA) était de 10,423. Un record, selon la NTA qui indique que c’est la première fois que le nombre de véhicules enregistrés dépasse les 9,999. Le nombre de voitures de seconde main enregistré était, lui, de 7,712. À fin octobre, 7,592 nouvelles voitures avaient été enregistrées contre 5,638 à la même période en 2016. Au niveau des voitures de seconde main, le nombre est passé de 7,032 en octobre 2016 à 7,482 en 2017. Des chiffres “intéressants” pour les concessionnaires et importateurs de véhicules qui se frottent les mains après une année estimée “plutôt difficile” en 2016.
23,043 est le nombre total de véhicules neufs et de seconde main enregistrés au 31 octobre 2017. Parmi, 14,074 voitures neuves (7592) et de seconde main (7482). Le nombre de deux roues est aussi en hausse avec 4,989 motocyclettes et 1,513 mobylettes enregistrées de janvier à octobre 2017 contre 4,627 motocyclettes et 1,559 mobylettes pour la même période en 2016. Du coté des concessionnaires de voitures, on annonce pour les 11 premiers mois de l’année un record des ventes avec la barre de 10,000 véhicules neufs enregistrés à octobre, soit quelque 2,000 véhicules de plus que sur la même période les années précédentes. Une véritable bouffée d’air frais après deux années difficiles, dit la Motor Vehicles Dealers’ Association (MVDA). Une situation qui s’explique par l’ouverture de l’espace économique, selon les concessionnaires, satisfaits des mesures budgétaires prises et des dernières réglementations apportées au secteur. “Cela a été une année record! Certains secteurs de l’économie se sont développés et les ventes de véhicules neufs suivent automatiquement. Les nouvelles voitures représentent désormais un meilleur rapport qualité-prix compte tenu des nombreux avantages offerts, par exemple, la garantie jusqu’à sept ans et les facilités de crédit-bail”, explique-t-on à la MVDA. Estimant que le pouvoir d’achat de nombreux consommateurs a aussi augmenté, l’association des concessionnaires note avec joie que quelque 2,000 nouveaux consommateurs ont été en mesure d’acheter de nouvelles voitures par rapport à 2016. “En conséquence, ce sont aussi les recettes publiques qui ont considérablement augmenté”, fait remarquer la MVDA. 
Customer’s Choice
Au niveau de la Dealers in Imported Vehicles Association (DIVA), la satisfaction est également de mise. Le pessimisme affiché après le budget de 2016 – dont certaines mesures sont entrées en vigueur en janvier 2017, à l’instar de la révision du système d’évaluation des véhicules importés – s’est estompé. “Les chiffres de 2017 prouvent que malgré toutes les mesures dissuasives, le Customer’s Choice prime”, dit le président de la DIVA, Zaid Ameer. Selon lui, les Mauriciens misent toujours sur les voitures fabriquées et montées au Japon. La dépréciation du yen a également joué en faveur des importateurs de voitures de seconde main, dit-il. De même, avec la baisse de taxes sur voitures hybrides, la DIVA note une hausse de 50% des ventes, le nombre d’importation étant passé de 1,000 en 2016 à 2,000 cette année. 
Neuve ou de seconde main, ce qui est certain au vu du record établi, c’est que les Mauriciens ne lésinent pas pour s’acheter un véhicule aujourd’hui.