(FILES) In this file photo taken on August 25, 2004, Paris firemen display a French national flag on the balcony of the Eiffel Tower in Paris, in memory of their 1944 colleagues who did it on the day Paris was liberated from Nazi occupation. - As fighting was still ongoing a few hundred metres from the Eiffel Tower on August 25, 1944, a group of six Paris firemen led by captain Lucien Sarniguet climbed the 17,000 steps of the Paris landmark to take down the Nazi flag which had been hanging there for 1,500 days, and replace with the French colours. Sarniguet had been tasked with taking down the French flag at the top of the monument when Paris fell to the Nazis in June 1940. A ceremony will be held at the foot of the Eiffel Tower on August 25, 2019, to celebrate the 75th anniversary of Paris' liberation from Nazi occupation. (Photo by PIERRE VERDY / AFP)

« Paris! Paris outragé! Paris brisé! Paris martyrisé! mais Paris libéré! Libéré par lui-même ». La célèbre apostrophe du général de Gaulle du 25 août 1944 sera dans toutes les têtes dimanche lorsque la capitale française fêtera le 75e anniversaire de sa Libération.

Paris s’est soulevé en août 1944, sans attendre l’arrivée des Alliés, après quatre années d’occupation allemande. Le 25, au terme d’une semaine de grèves, de barricades et de combats de rue sanglants, la capitale a accueilli Charles de Gaulle qui pouvait enfin proclamer « Paris libéré ».

Plusieurs cérémonies symboliques et militaires sont programmées pour célébrer ce « moment décisif et exaltant », selon la maire de Paris Anne Hidalgo, que fut l’expulsion en août 1944 des troupes allemandes, 1.500 jours après avoir hissé la croix gammée en haut de la Tour Eiffel.

C’est justement au pied du célèbre monument que les festivités doivent débuter à 10H00 GMT dimanche en l’honneur des six sapeurs-pompiers de Paris qui avaient monté les escaliers de la dame de fer sous le feu ennemi pour remplacer l’étendard nazi par le drapeau tricolore.

A 13H00 GMT, une cérémonie d’hommage à la 2e division blindée est prévue à la Porte d’Orléans, au sud de la capitale, là même où le général Leclerc et ses hommes sont entrés dans Paris le 25 août 1944. Elle sera suivie d’un « défilé de la liberté » jusqu’à la place Denfert-Rochereau, au sud de la capitale, auquel Parisiens et touristes sont invités à participer « habillés selon la mode vestimentaire de l’époque ».

Habitants et commerçants du quartier sont, eux, encouragés à décorer balcons et terrasses aux couleurs tricolores, comme ce fût le cas à la Libération.

C’est également place Denfert-Rochereau, au-dessus du QG du colonel Rol Tanguy, chef des Forces françaises de l’intérieur (FFI) de la région parisienne, qu’ouvrira officiellement dimanche un nouveau musée consacré aux quatre années d’occupation nazie et à la semaine d’insurrection qui y mit fin.

D’autres événements littéraires et musicaux rythmeront la journée qui se terminera avec la projection dans les salons de l’Hôtel de Ville de « La Traversée de Paris », le film de Claude Autant-Lara avec Jean Gabin, Bourvil et Louis de Funès.

La ville doit rendre également hommage dès samedi soir aux combattants étrangers et notamment les Espagnols de la « Nueve », les premiers à avoir pénétré dans la capitale occupée le 24 août 1944.

Au total, la « bataille de Paris » aura coûté la vie à près de 1.000 résistants français, 130 soldats de la 2ème DB et environ 600 civils, ainsi qu’à plus de 3.000 soldats allemands.

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